Communiqué de presse

Publié le 14 mars 2017

Aujourd’hui les rejets des stations d’épuration –STEPs- (notamment les résidus médicamenteux), peuvent avoir une influence néfaste sur les organismes aquatiques et plus globalement sur l’environnement. Les identifier et mesurer les perturbations induites par celles-ci s’avèrent un enjeu majeur. C’est sur la base d’une approche pluridisciplinaire associant chimie, biologie, écologie et modélisation et avec pour objectif de développer et proposer une méthodologie visant à améliorer la prédiction des conséquences de certaines actions de gestion sur les écosystèmes, que s’inscrit le projet DIADeM. «Développement d’une approche intégrée pour le diagnostic de la qualité des eaux de la Meuse».

Le projet DIADeM – issu du programme INTERREG VA FWV et porté par l’université de Reims Champagne-Ardenne – est un consortium de 8 partenaires opérateurs et 7 partenaires associés travaillant ensemble au développement d’une approche intégrée pour le diagnostic de la qualité des eaux de la Meuse.

L’approche pluridisciplinaire transfrontalière proposée par le projet DIADeM vise à améliorer le diagnostic et le suivi de la qualité chimique des masses d’eau interrégionales de l’axe Meuse (amont de Sedan à Namur) et de ses deux affluents (Semois et Haute-Sambre). De façon originale, le projet propose de coupler des analyses chimiques et biologiques (biomarqueurs) - réalisées sur des organismes encagés d’espèces représentatives des hydrosystèmes transfrontaliers - à des modèles mathématiques prédictifs d’effet. L’ensemble des connaissances acquises via DIADeM sur la contamination des masses d’eau, en lien avec la présence de rejets de STEP, et l’identification des effets biologiques associés, seront transférés à la population de l’interrégion selon différents formats : des outils d’aide à la gestion seront proposés aux acteurs de l’eau, ces actions de recherche permettront d’accroitre les connaissances des étudiants dans le cadre de leurs formations et le grand public sera sensibilisé à la problématique de la contamination de l’eau et à la protection des ressources.

Ce projet est financé à 50% par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) sur un budget total de 2 326 K€.

Un premier rendez-vous aura lieu le 13 mars 2017 à Namur (Confluent des Savoirs, Université de Namur – 5, rue Godefroid, 5000 Namur, Belgique).

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