BIP "Inclusive Leadership" Finlande 2025
NOM : Salagean
Prénom : Alexandru
Université / Pays : UKarelia University of Applied Sciences / Finlande
Semestre / année d’étude : S5 / DFGSP3
Domaine d'études ou de recherche : Pharmacie
BIP "Inclusive Leadership": du 03 au 07 novembre en présentiel en Finlande
L’accueil :
Comment avez-vous été accueillis et contactés sur place ?
Nous étions 4 Français, nous sommes arrivés à l’aéroport de Joensuu dimanche soir, puis nous avons pris le bus jusqu’à notre hôtel. Ensuite, avec tous les 24 autres membres du programme Erasmus, nous devions nous retrouver devant le campus de l’Université de Karelia (Joensuu) lundi matin à 9h00.
Là, nous avons été accueillis par les deux professeures référentes de notre semaine. Elles nous ont expliqué l’organisation de la semaine, puis nous avons fait une petite visite du campus.
Nous avons également fait la connaissance de tous les autres membres.
Nous étions autonomes concernant nos déplacements, il faut juste essayer d’avoir à l’avance le maximum d’informations concernant les trajets Aéroport-Hôtel-Faculté.
Avez-vous été conviés à une réunion d’informations + visites des locaux et de la ville, par exemple ?
Les points clefs ont été les suivants :
Mi-juin : j’ai reçu la réponse d’acceptation.
6 octobre : 1ère réunion - organisée par l’Université de Karelia (Joensuu).
15 octobre : 2e réunion d’information – organisée par l’organisateur français du voyage
24 octobre : 3e réunion pour les informations concernant le financement – organisée par l’organisateur français du voyage.
Enfin, nous sommes partis de France le 02/11/25 et nous sommes revenus le 08/11/25.
Nous avons eu une visite du campus de l’université (le premier jour) et d’un parc naturel (dans la semaine), concernant la ville, nous l’avons découverte nous-mêmes.
Le BIP était un consortium de quels autres universités/pays ?
Nous étions 4 français, 6 belges (Ghent University), 12 italiens (University of Padova) et 6 finlandais (Karelia University).
Les études :
Quelles indications vous ont été données par vos professeurs coordonnateurs ?
Dès la 2e journée, chacun d’entre nous s’est retrouvé dans un groupe de 5 ou 6 personnes avec des gens de chaque pays.
Le but final était qu’à la fin de la semaine nous devions faire une présentation orale sur un sujet que l’on avait choisi ensemble mais dont le thème devait correspondre à celui donné par les professeurs. L’ensemble des thèmes était en lien avec le sujet du programme ERASMUS : « INCLUSIVE LEADERSHIP ». Il était donc question dans les diverses présentations de sujets comme l’équité, l’équité dans la santé, l’inclusion et l’appartenance, le développement durable et le management que l’on doit avoir pour réunir tous ces éléments.
Nous avions pour chaque demi-journée, une consigne concernant l’avancée de notre présentation. Il fallait choisir le sujet duquel nous allions parler, les sources scientifiques sur lesquelles nous pouvions nous appuyer (les sources et articles scientifiques étaient très importants), la mise en forme de la présentation…
Est-ce qu’il y a des différences entre le système universitaire français et le système universitaire d’autres pays ?
Je n’ai pas trouvé de grandes différences entre les différents systèmes universitaires : italiens, belges ou finlandais.
Je n’étais pas seulement avec des étudiants en pharmacie. J’étais surtout entouré d’étudiants en Master 1 ou 2 et des infirmières.
Par exemple, pour quand même citer quelques différences :
En Finlande, les études de pharmacie durent 3 ans et si l’on veut être titulaire de sa pharmacie il faut 5 ans d’études. Une licence en France, c’est 3 ans et le master 2 ans. Alors que là-bas en fonction des cursus c’est 3 ou 4 ans pour la licence. Par contre le master complet peut durer 1 ou 2 ans.
Les études d’infirmière en Belgique et en Finlande durent 4 ans.
Un autre exemple plus concret est celui des frais de scolarité :
Nous étions tous issus des universités publiques nationales de nos pays respectifs.
En France, nous payions soit environ 300€/an soit 0€/an en fonction des situations de chacun.
En Belgique, les frais sont d’environ 1000€/an mais parfois sont à 500€ en fonction de certaines situations.
En Italie, les frais sont d’au moins 2000€ ou 3000€ par an même pour ceux avec de faibles revenus.
En Finlande, il n’y a pas de frais à ma connaissance. Les gens qui étudient en Finlande ont trouvé cela assez étrange que dans les autres pays il faille payer pour étudier.
Les plus grandes différences n’étaient pas vraiment dans les systèmes universitaires : on fait tous environ 5 ans ou 6 ans d’études pour avoir des métiers à responsabilité où nous avons souvent comme débouché la fonction de « cadre ». Mais la plus grande différence était par rapport aux visions des mots « cours et études » et à l’ambiance dans laquelle on travaille. Je ne pense pas qu'en Finlande la notion de cours magistral de 2 ou 3 heures existe.
Vous a-t-on proposé des cours de langue, les avez-vous demandés, une inscription était-elle obligatoire ?
Non, aucun cours de langue, ni anglais, ni finnois, mais le finnois est une langue si difficile qu’aucun mot ne ressemble ni au français, ni à l’anglais, ni à l’allemand, ni à l’espagnol. Je ne pense pas que juste quelques cours puissent servir.
Avez-vous le sentiment d’avoir fait progresser votre niveau de langue ?
Nous ne parlions que anglais toute la journée, nous n’étions que très peu de temps avec les autres français. Et donc nous étions obligés de parler en anglais pour travailler ou se faire comprendre.
Ce qui était génial, c’est qu’il y avait tous les niveaux d’anglais.
Des gens bilingues et d’autres qui avaient vraiment du mal, mais ce n’était pas grave car on s’entraidait tous. Chacun faisait des efforts. Tout le monde essaie de faire au mieux.
Petite anecdote : On parlait tellement anglais que certains d’entre nous faisaient des rêves et parlaient en anglais pendant leur sommeil. C’était étrange au bout d’un moment de parler en français.
Auriez-vous souhaité avoir des cours de langue pour remise à niveau avant votre départ ?
Non. Je n’ai certes pas un niveau C1 et je ne suis pas toujours très à l’aise en anglais mais j’ai des connaissances suffisantes on va dire. L’ambiance dans laquelle on était donne confiance en soi, et nous pousse à parler en anglais. Tout le monde faisait des erreurs mais ce n’est pas grave.
Bénéficiez-vous d’aménagements d’épreuves (tiers temps supplémentaire ou dico) ?
Non concerné. C’était une présentation orale. Donc rien à part un texte si on avait besoin.
Avez-vous eu des difficultés à suivre les enseignements en anglais ?
Oui, forcément parfois. Il y a souvent des manques de vocabulaire. Parfois il est juste difficile de comprendre la prononciation avec des accents différents.
Mais 80% était largement compréhensible et nous étions très entourés et accompagnés donc on avait juste à demander si on avait un problème.
Vie pratique :
Comment vous êtes-vous préparé(e) pour votre BIP ?
J’ai vérifié tous les trajets à l’avance, les noms des arrêts, les noms des rues, le campus où nous avions cours (car comme en France il y a plusieurs campus).
Auriez-vous des conseils à donner pour y participer ?
N’hésitez pas à candidater ! Je me suis dit que ce n’est pas forcément une bonne idée, c’est un pays loin, à côté de la Russie, que je ne connais pas du tout. Mais il faut tenter car on apprend beaucoup. On se fait confiance. On garde de merveilleux souvenirs.
Il faut juste essayer d’avoir à l’avance le maximum d’informations concernant les trajets Aéroport-Hôtel-Faculté.
Vérifiez vos papiers et les billets avant de partir !
Vie sociale et expérience personnelle :
Comment vous sentez-vous après cette expérience ?
Je me sens vraiment chanceux d’avoir eu cette opportunité. Je remercie sincèrement les différentes scolarités et administrations d’offrir des expériences si enrichissantes aux étudiants. J’aurais fait une grosse erreur de ne pas candidater ou de changer d’avis par rapport à mon départ.
Que diriez-vous de votre intégration sur place ?
Tout le monde a été génial. Vraiment ! Tous les étudiants étaient très gentils, on était tous ravis d’être là et partager ce programme. Les coordinatrices étaient très à l’écoute, on avait une très grande liberté pour s’exprimer. On n’avait pas du tout l’impression que l’on est à l’école.
Nous étions dans la peau d’un étudiant finlandais et cela est parfait pour se plonger la culture et les habitudes d’un lieu ou d’un pays.
Vous êtes-vous fait des amis ?
Oui ! Nous étions tous dans la même situation. Nous ne connaissions pas du tout la ville, le finnois ou même juste les particularités de la nourriture. Nous avons partagé les mêmes « peines et galères » et surtout les mêmes bons moments. Des liens se sont très vite créés et nous sommes tous restés en contact.
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui veulent y participer ?
Faites-vous confiance ! (C’est un peu comme : quand on ne veut pas faire ses devoirs/ aller à la salle de sport / faire le ménage mais là on se sent encore 1000 fois mieux et 1000 fois plus fier).
Estimez-vous avoir tiré des bénéfices de ce BIP ? (Si oui, lesquels ?)
Oui !!
Partir à l’étranger pour étudier ou pour un travail était pour moi impensable, mais désormais je pense que c’est faisable.
Même si le système français (de santé, universitaire, etc…) a des imperfections, je m’y sens tout de même à l’aise et je ne pense pas qu’il existe de pays parfait. Parler avec des gens qui ne connaissent pas du tout le système français, et qui vivent dans un pays différent de la France, m’a fait réaliser cela.
Quand j’étais en France j’avais souvent honte de mon accent « frenchie » et quand je ne trouve pas les mots pour dire ce que je veux. Mais maintenant je suis immunisé. Je sais que je l’aurai surement toute ma vie et que c’est pareil pour n’importe qui d’autre, même pour ceux avec les meilleurs accents et qui ont beaucoup de vocabulaire.
J’ai surtout reçu une vraie LEÇON, du pays « le plus heureux du monde », concernant l’ambiance et le bien-être au travail.
Quels sont les éléments, impressions, sentiments positifs ou négatifs liés à ce BIP ?
Je ne vois que du positif :
L’université, les profs, les rencontres, la culture. Le seul point négatif est que ça ne dure qu'une semaine. Peut-être deux semaines, c’est encore mieux, mais c’est déjà parfait.
Et si c’était à refaire… le referiez-vous ?
Bien sûr ! Les opportunités professionnelles de ce type rendent la vie meilleure. Cela permet de se dire que les études ne sont pas seulement : « lire et être assis pendant des années ».