ENTRETIENS, CONFÉRENCES ET SÉMINAIRES : NOUVELLES MANIFESTATIONS SCIENTIFIQUES

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« Nous demanderons donc aux savants : comment pensez-vous, quels sont vos tâtonnements, vos essais, vos erreurs ? (…) Dites-nous ce que vous pensez, non pas en sortant du laboratoire, mais aux heures où vous quittez la vie commune pour entrer dans la vie scientifique. Donnez-nous, non pas votre empirisme du soir, mais votre vigoureux rationalisme du matin, l’a priori de votre rêverie mathématique, la fougue de vos projets, vos intuitions inavouées »

Gaston Bachelard, La Philosophie du non, Puf, Quadrige, 2002 (première édition 1940), p. 13

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En plus des « débats de l’I.R.D.A. », l’institut accueillera à partir de la rentrée universitaire 2020-2021 trois types de nouvelles manifestations scientifiques :

1. LES ENTRETIENS JURIDIQUES « GASTON BACHELARD »

Réalisés par le directeur de l’IRDA accompagné d’un ou plusieurs membres de l’équipe pédagogique de l’I.R.D.A., ou d’enseignants chercheurs de l’U.R.C.A. avec l’auteur soit d’un article, soit d’un livre apportant une forte contribution scientifique à l’analyse du droit, ces entretiens publics, ouverts à tous, seront mis en oeuvre avec la participation aussi active que préparée des étudiants de l’I.R.D.A. auxquels seront aussi associés les doctorants en droit de l’université, sur la base d’ateliers de lecture dont l’organisation sera explicitée en début d’année universitaire.

UN ARTICLE POUR CONNAITRE ET CHANGER LA REPRÉSENTATON DES CHOSES

ou bien :

UN LIVRE POUR CONNAITRE ET CHANGER LA REPRESENTATION DES CHOSES

La liste des conférenciers invités pour l'année universitaire 2020-2021 sera prochainement publiée sur ce site ; en raison du contexte sanitaire, le calendrier a dû être modifié, ainsi que la forme, désormais numérique de ces conférences. Les premières conférences seront celles , par exemple, de Simon Gilbert (Université Paris 12 créteil) , de Yoan Chapoutot (Université Paris IV) , de François Brunet (Université François Rabelet de Tours) , au total plus d'une douzaine.

2. LES CONFÉRENCES JURIDIQUES « GEORGE STEINER »

Une leçon d’hiver (décembre) et une leçon d’été (juin) donnée par un chercheur extérieur à l’équipe pédagogique de l’I.R.D.A. relevant d’une université ou institution de recherche française ou étrangère.

Les conférenciers invités cette année (organisation en cours) sont :

*Patrick Taillon, Professeur titulaire à la faculté de droit de l'Université de Laval (conférence d'hiver)

*Constantin Yannakopoulos, Professeur à la Faculté de droit de l'université d'Athènes, ancien référendaire à la Cour de Justice de l'Union européenne (conférence d'été)

Les titres et dates de ces conférences seront prochainement affichés.

3. LE SÉMINAIRE SCIENTIFIQUE DE L’AUBE

Ce séminaire de la jeune recherche qui associera selon des modalités qui seront précisées par le directeur en début d’année, les étudiants de l’IRDA et les doctorants en droit de l’université, prendra la forme d’ateliers de lecture offrant une grande liberté et responsabilité aux étudiants (dont l’organisation sera explicitée en début d’année universitaire). Ces ateliers de l’aube devront permettre aux étudiants d’inviter pour une rencontre intitulée les « Entretiens scientifiques de l’Aube » (se déroulant sous la forme d’un entretien libre) avec l’aide du directeur de l’I.R.D.A. et le soutien de l’institut, une personne susceptible de les éclairer dans l’étude scientifique de tel ou tel problèmes, objets juridiques de leur choix.

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« ‘’On ne cesse de criailler à nos oreilles’’, se plaint Montaigne, ‘’comme qui verserait dans un entonnoir, et notre charge ce n’est que de redire ce qu’on nous a dit’’. Au lieu de laisser mûrir dans l’esprit de l’élève ses propres pensées, les maîtres emplissent sa mémoire d’une science morte et laissent ‘’l’entendement et la conscience vides’’. Et Montaigne demande avec colère : ‘’Que nous sert-il d’avoir la panse pleine de viande, si elle ne se digère ? Si elle ne se transforme en nous ? Si elle ne nous augmente et fortifie ?’’. Il est irrité de voir que les régents du collège lui fassent apprendre des faits et des chiffres, des lois et des systèmes – ce n’est pas sans raison que, à cette époque, on a appelé pédants les maîtres de cette école – et qu’ils veuillent lui imposer ‘’une suffisance pure livresque’’. Il s’indigne que ses maîtres reconnaissent comme le meilleur élève celui qui est le plus capable d’apprendre par cœur »,

Stefen Zweig, Montaigne, Paris, P.U.F., coll. « Quadrige », 1982, p. 49