Page personnelle Georges Durry

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Georges DURRY
56 ans

Professeur des Universités (PrCE2), Université de Reims.

Doyen de l'UFR Sciences Exactes et Naturelles

Section CNU: 30
Sections CNRS: 19,04

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Mission Martienne Phobos-Grunt

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Dans le cadre de la mission russe Phobos-Grunt à destination de la lune martienne Phobos, un spectromètre laser, "TDLAS" (PI G. Durry) a été développé en étroite collaboration avec l'Institut de Recherche Spatiale de Moscou (IKI) pour contribuer à l'analyse de la composition du sol. Ce spectromètre analyse les isotopes de H2O, de CO2 et de C2H2 issus de la pyrolyse d'un échantillon de roche prélevé in-situ par un bras robotisé. Lancement le 11 novembre 2011 à Baïkonour [Durry & al., Applied Physics B, 99, p.339, 2010].
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Figure: lancement par le CNES du spectromètre à diodes laser SDLA [Durry et Megie, Appl. Opt., 1999 et 2000] en février 1999 à Kiruna (nord de la Suède) lors de la campagne Européenne THESEO d'étude de l'ozone stratosphérique polaire. Le spectromètre mesure in situ H2O, CH4 et CO2. Un ballon stratosphérique ouvert de 100 000 m3 permet d'atteindre une altitude de 30 à 35 km pour une nacelle scientifique de 100 kg. le vol dure plusieurs heures. L'instrument est récupéré après une descente sous parachutes.

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Figure: profils verticaux de concentrations de méthane obtenus in situ par le spectromètre à diodes laser SDLA lors de différents vols sous ballons stratosphériques entre 1999 et 2001, à Aire sur Adour aux latitudes moyennes et à Kiruna dans l'extrême Nord de la Suède pendant l'hiver polaire (en bleu). Les concentrations de méthane sont obtenues par spectroscopie d'absorption vers 1.65 micron en utilisant une diode laser InGaAs. Les fortes variations observées vers 22 km dans la stratosphère d'été aux moyennes latitudes sur le profil en noir (vers 22 km), comparables à ce que l'on observe durant l'hiver polaire aux hautes latitudes (en bleu) ont été attribuées à une rémanance du vortex polaire (de l'air potentiellemnt actif chimiquement), transportée à nos latitudes. Ce phénomène pourrait jouer un rôle important pour la couche d'ozone à nos latitudes (Durry et Hauchecorne, Atmos. Chem. Phys., 2005) .


profils

Figure: exemple de profils verticaux de concentration de H2O obtenus in situ avec le spectromètre à diodes laser SDLA lors de vols de ballons stratosphériques en France (Aire sur Adour, Gap) et dans le nord de laSuède. La dynamique de mesure de cinq ordres de grandeur de SDLA permet une mesure continue de H2O dans la troposphère et la stratosphère malgré les grandes différences de concentration entre ces deux régions de l'atmosphère (Durry et Mégie, Applied Optics, 2000).

picoSDLA

Figure: le spectromètre de nouvelle génération PicoSDLA développé avec le soutien de la Division Technique de l'INSU. Cet hygromètre laser utilise des diodes à antimoniures pour mesurer H2O in situ dans la troposhère et la stratosphère par spectroscopie d'absorption vers 2.7 micron (Durry et al, Applied Physics, 2008). Le senseur est destiné à des vols sous petis ballons (500 ou 1500 m3). Les objectifs scientifiques sont l'étude des tendances de H2O stratosphérique, la dynamique de la tropopause tropicale et la validation satellitaire. Le senseur a été testé avec succès en juin 2007 depuis la base du CNES à Aire sur Adour.