Equipe 2 : Sociologie des Activités de Travail, des formes d’emploi et des groupes professionnels

Sommaire

Équipe 2 : Nicolas Roux et Djaouidah Séhili (Responsables)

L’équipe SATFEGP est structurée en cinq axes :

Socialisation et Négociation

Les recherches sur cet axe de recherche concernent des processus de socialisation au sein de dispositifs de formation et en situation de travail. La réflexion est notamment portée sur l’articulation entre ces sphères d’activité, tant du côté des dispositions qui s’y construisent que des négociations qui s’y opèrent.

Institutions, (Dé)Régulations, Précarisation

La notion de travail est fortement interrogée dans la société française, et les institutions sous ses diverses formes sont régulièrement présentées comme étant « en déclin » ou en désaffection. Dans ce contexte, ces réflexions sont appréhendées, dans cet axe, via les structures sociales, rapports sociaux et l’action publique qui les encadrent.

Corporités : Gouvernance et résistance des corps

Les recherches sur cet axe mettent au cœur de ses analyses le corps qui devient le prisme à travers lequel le rapport et les mutations du travail sont abordées car le corps est traversé et construit par une multiplicité de rapports sociaux dont le rapport au travail qui le genre, le valide (au sens du validisme), le sexualise, le racialise, etc.

Médias, Images, Rhétoritque, Idéntité

Cet axe prolonge et développe les travaux initiés lors du dernier plan par certains membres du Cérep et entend renforcer sa dynamique et la centralité de ses recherches en sciences de l’information et de la communication, tout en continuant à les croiser avec la sociologie des groupes professionnels d’une part et des médias d’autre part.

Axe Tansversal Genre

Le projet scientifique de l’Axe Transversal Genre est centré sur la question du genre, saisie à travers ses manifestations, expressions et instrumentalisations observables dans différents mondes professionnels. Les travaux de chaque membre seront ainsi fédérés autour d’un axe central et se déploieront dans quatre directions : 1) Santé et social ; 2) Éducation, formation ; 3) Arts, images, médias ; 4) Négociations collectives.

Le thème intitulé jusqu’alors « Transformation du Travail et Temporalités » se structure en une équipe du CEREP et se nomme dorénavant « Sociologie des activités de travail, des formes d’emploi et des groupes professionnels » (SATFEGP). Cette nouvelle dénomination entend approfondir, la dynamique et les connaissances cumulées collectivement depuis ces dernières années, dans une perspective visant à appréhender les dynamiques propres au travail et aux rapports sociaux qu’il recouvre. Le thème avant restructuration en équipe « Transformation du Travail et Temporalités » s’est intéressé en particulier aux mutations du travail et de la professionnalisation de certaines activités, métiers, groupes professionnels en les considérant comme des configurations tout à la fois structurées, protéiformes et mouvantes.

D’un point de vue diachronique, le rapport au travail (dont la professionnalisation fait partie) a été abordé au prisme de l’enchâssement de temporalités et de leurs rythmiques : la socialisation primaire, secondaire, les parcours scolaires et universitaires, la formation et les formes d’apprentissage tout au long des temps et des rythmes de la vie professionnels ou personnels. Mais ils peuvent être considérés, également, d’un point de vue synchronique de tension entre les dimensions institutionnelles, organisationnelles et ses effets sur les représentations, les corps, l’action individuelle, la construction des parcours et le maintien, l’amoindrissement ou le renforcement de processus discriminatoires ou inégalitaires. Les dimensions de l’action dans ce qu’elles révèlent de tensions entre les attendus et la distanciation quant aux normes et aux contraintes organisationnelles, institutionnelles d’une part mais également des opportunités ou des impossibilités en termes de cheminement au regard des activités et des environnements de travail d’autre part, ont été particulièrement ciblées. Elles interrogent les formes de reproduction et d’action laissées possibles dans et par les processus de professionnalisation. Cela a permis d’appréhender les dynamiques caractéristiques et la définition de la professionnalisation de certaines activités, métiers, groupes sociaux, groupes professionnels, professions. De plus, cela a permis de saisir les dynamiques d’entrée en formation, dans le(s) marché(s) du travail ou dans l’activité professionnelle.

Dans ce sillage, pour l’équipe SATFEGP, la professionnalisation est conçue comme étant l’un des processus inclus dans le rapport au travail qui permet d’appréhender les rapports paradoxaux, protéiformes et complexes d’apprentissage-formation et de construction des socialisations. Au moins deux angles d’approche ont été investis. Le premier aborde la professionnalisation en tant que dynamique de construction de métiers dans une économie relationnelle qui n’a de cesse de bouleverser les frontières « classiques » des professions, des groupes professionnels, des organisations formelles ou informelles établies, du travail dit « reproductif » et du travail dit « productif ». Cette économie relationnelle est notamment affectée par la progression de la précarisation du/des marché(s) de l’emploi (persistance du chômage de masse, diversification et multiplication des formes d’emploi temporaires, nouveaux statuts d’emploi hybrides entre salariat et travail indépendant, etc.). Cette précarité fait l’objet d’une attention particulière au sein de l’équipe SATFEGP en ce qu’elle contribue à la reproduction voire au renforcement des rapports de domination d’une part, et fragilise le déploiement des processus de professionnalisation à l’œuvre au sein des collectifs de travail d’autre part. Le second angle d’approche étudie la professionnalisation à l’aune, entre autres, des corporéités, des processus discriminatoires et des différents rapports de domination tels que le genre, l’âge, la santé, la classe, etc.

L’équipe est composée de 34 membres dont 19 femmes :

- 2 PU (E. Leclercq, D. Sehili) ;

- 2 MCF HDR (M. Falcoz, B. Verdier) ;

- 11 MCF dont 1 en cours HDR (F. Barthelemy, S. Divay, C. Fevre-Pernet, F. Legendre, V. Pinto, O. Piriou, N. Roux, A. Sevilla, J. Thomas, E. Walter, G. Le saulnier) ;

- 11 doctorant.e.s (A. Dias, A. François, L. Fouquet, M.-L. Mocombe, S. Mahi, S. Moussi, H. Papavero, M. Para, O. Minard-Carneiro, Y. Zakari) ;

- 8 associé.e.s. (C. Burgevin, A. Geers, S. Julhe, S. Jurion, D. Lahaye, S. Pinto, J.-M. Schlosser, L. Sibaud, J. Jouret)