Projet de Loi de Finances 2026 : la formation professionnelle de l'enseignement supérieur public doit rester vigilante
Le Projet de Loi de Finances 2026, actuellement en discussion au Parlement, pourrait sensiblement impacter la formation professionnelle dans l’enseignement supérieur. Derrière les ajustements budgétaires se jouent des enjeux dans le soutien porté, ou non, à des dispositifs qui ont su répondre à des besoins de formation ou d’accompagnement des femmes et des hommes de nos territoires.
Les enjeux du PLF : préserver la dynamique
Le PLF 2026 introduit ainsi des mesures qui, si elles ne sont pas ajustées, pourraient freiner nos capacités à répondre à nos missions:
Exclusion possible du bilan de compétences du CPF et plafonnement de la VAE, limitant la sécurisation des parcours.
Pouvoir accru des branches sur les NPEC, avec un risque de recentrage sur les formations « cœur de métier » au détriment des formations transversales (management, RH, communication).
Nouvelle baisse des aides aux entreprises recrutant des apprentis.
Fin de l’aide au permis de conduire pour les apprentis.
Des signaux d’alerte dès 2025
Ces mesures s’ajouteraient à d’autres déjà mises en place en matière d'apprentissage, comme la réduction des aides à l’embauche et l’instauration d’un reste à charge obligatoire de 750 € pour les diplômes Bac+3, qui a suscité des tensions immédiates. Même si les chiffres doivent être confirmés, notre dernier sondage auprès du réseau indique que 48 % des établissements constatent une baisse des contrats pour la rentrée 2025-2026.
Cette situation s’accompagne d’effets induits auxquels nos établissements sont confrontés au quotidien : une forte complexification du suivi administratif et financier.
Convaincu du rôle structurant des universités dans la formation professionnelle, notre réseau sera toujours présent pour accompagner la communauté dans l’application des choix du législateur.

