PRIMA : l’URCA au cœur de la transition agroécologique en Méditerranée
Face au changement climatique, à la raréfaction des ressources et à la dépendance persistante aux intrants chimiques, l’agriculture méditerranéenne se trouve à un tournant décisif. C’est précisément à ces défis que répond PRIMA Programme, un grand programme européen de recherche et d’innovation auquel l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) prend aujourd’hui une part active et structurante.
PRIMA, un programme européen tourné vers l’impact
PRIMA, Partnership for Research and Innovation in the Mediterranean Area, réunit l’Union européenne et plusieurs pays du pourtour méditerranéen autour d’une ambition commune : faire de la recherche un levier concret de transformation des systèmes agricoles et alimentaires.
Contrairement à de nombreux programmes de recherche, PRIMA met l’accent sur des projets testés en conditions réelles, coconstruits avec les acteurs de terrain (agriculteurs, coopératives, PME, collectivités) et pensés pour être rapidement transférables. La science n’y est pas une fin en soi, mais un outil au service de la résilience climatique, de la sécurité alimentaire et de la durabilité économique.
AGRO-VINE et SYNTHCROP : deux projets, une vision partagée
Dans ce cadre, l’URCA est pleinement engagée à travers deux projets complémentaires : PRIMA AGRO-VINE et PRIMA SYNTHCROP.
AGRO-VINE s’intéresse à la viticulture méditerranéenne, l’une des filières agricoles les plus exposées à l’usage intensif de pesticides. L’objectif est clair : réduire significativement les intrants chimiques tout en maintenant la qualité et la stabilité des rendements, grâce à des pratiques agroécologiques et à une meilleure mobilisation des ressources naturelles du sol.
SYNTHCROP, de son côté, cible les systèmes céréaliers, en particulier le blé, pilier de la sécurité alimentaire dans de nombreuses régions méditerranéennes. Le projet vise à renforcer la résilience des cultures face aux stress climatiques, tout en limitant l’impact environnemental des pratiques agricoles.
À l’échelle euro-méditerranéenne, AGRO-VINE et SYNTHCROP visent notamment une réduction de 20 à 30 % des intrants chimiques, une meilleure stabilité des rendements et la production de solutions reproductibles dans différents contextes climatiques et agricoles.
Un levier stratégique pour l’URCA et l’alliance INVEST
Avec près de 3 millions d’euros de budget cumulé pour ces deux projets, dont environ 686 000 euros pour l’URCA, l’université renforce son positionnement comme acteur de référence sur les transitions agricoles et environnementales. Elle y joue un rôle central, notamment en tant que coordinatrice d’AGRO-VINE, tout en contribuant fortement à la structuration scientifique de SYNTHCROP.
Ces projets s’inscrivent pleinement dans la dynamique de l’alliance européenne INVEST Alliance, dont l’URCA est membre. Ils illustrent concrètement la capacité de l’université à articuler recherche d’excellence, formation par la recherche et impact sociétal, au service des territoires.
Une science au service du bien commun
À travers PRIMA, l’URCA affirme une vision exigeante et profondément contemporaine de la recherche : une science ouverte, coopérative et tournée vers l’émancipation des sociétés face aux défis environnementaux. En accompagnant la transition agroécologique méditerranéenne, l’université contribue à bâtir des systèmes agricoles plus justes, plus durables et plus résilients, au bénéfice des générations futures.

