Racisme antisémitisme de quoi parle-t-on ?

Le racisme est une idéologie qui repose sur la croyance en une hiérarchie entre les groupes humains, selon la nationalité, une prétendue race, la couleur de peau, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique. Par extension, il désigne une attitude d’hostilité systématique envers des personnes en raison de leur origine. Il peut prendre différentes formes, qu’il s’agisse de propos, d’insultes ou de menaces fondés sur des stéréotypes et des préjugés, de comportements ou de pratiques sociales allant de l’évitement à la persécution, de modes de fonctionnement institutionnels produisant de l’exclusion ou de la discrimination, ou encore de discours cherchant à justifier la domination de certains groupes humains sur d’autres. 

En France, la loi du 1er juillet 1972, dite loi Pleven, définit juridiquement le racisme comme une provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe en raison de leur origine ou de leur appartenance, réelle ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion. Cette loi constitue une étape fondatrice du droit de la non-discrimination.

L’antisémitisme quant à lui, est défini, selon l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, comme une certaine perception des Juifs pouvant se manifester par une haine à leur égard. Cette haine peut s’exprimer aussi bien par des actes verbaux que physiques, et viser des personnes, leurs biens, les institutions de la communauté juive ou les lieux de culte. Il est également précisé que certaines attaques contre l’État d’Israël peuvent relever de l’antisémitisme lorsqu’elles assimilent cet État à une collectivité juive, tout en rappelant que la critique d’un État, à elle seule, ne constitue pas de l’antisémitisme. Enfin, elle souligne que ce phénomène s’exprime fréquemment à travers des discours complotiste attribuant aux Juifs la responsabilité des dysfonctionnements du monde.  

Dans un contexte marqué par la diffusion d’un antisémitisme qualifié « d’atmosphère », le cadre juridique et institutionnel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme a été considérablement renforcé, en particulier avec la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. Cette loi vise notamment à mieux prévenir et sanctionner les discours de haine, y compris en ligne, et à garantir le respect des valeurs républicaines. Parallèlement, des outils comme la plateforme PHAROS permettent de signaler les contenus illicites sur internet. L’ensemble de ces actions s’inscrit dans le Plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine pour la période 2023-2026, qui constitue aujourd’hui le cadre de référence de l’action publique. À ces dispositifs s’ajoute désormais la loi n° 2025-732 du 31 juillet 2025 relative à la lutte contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, qui renforce la prévention, la détection et le signalement des actes antisémites au sein des établissements d’enseignement supérieur. Elle prévoit notamment des actions de formation à la lutte contre l’antisémitisme, le racisme, les discriminations et la haine, ainsi que l’adaptation des procédures disciplinaires afin de mieux prendre en charge ces comportements.

Lutte contre le racisme et antisémitisme à l’URCA 

À l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), la lutte contre le racisme et l’antisémitisme s’inscrit dans le respect du cadre réglementaire national et des politiques publiques de prévention et de lutte contre toutes les formes de discriminations, de violences et de discours de haine dans l’enseignement supérieur. 

Le président de l’URCA a désigné une référente « racisme et antisémitisme » au sein de l’établissement. Cette référente exerce une mission transversale de prévention et de traitement des situations de racisme et d’antisémitisme, ainsi que, plus largement, des situations de haine, de violences et de discriminations. Elle agit en étroite articulation avec le dispositifs interne de signalement, de prévention des risques, ainsi qu’avec les services compétents de l’établissement. Cette approche permet de mieux prendre en compte les situations complexes dans lesquelles plusieurs formes de discriminations ou de violences peuvent se cumuler, de renforcer la prévention des discours de haine, notamment en ligne, d’accompagner les victimes quelles que soient les formes de violences subies, et de promouvoir une culture commune fondée sur le respect, l’égalité et la dignité de toutes et tous. 

À travers cette mission, l’université se mobilise pleinement autour d’actions de sensibilisation, de prévention, d’information et de traitement des signalements. Elle affirme ainsi son engagement en faveur d’un environnement d’études et de travail sûr, inclusif et respectueux des droits, de la dignité et de l’égalité de toutes et tous. 

Vous êtes victime ou témoin ? Signalez ICI

Tous les signalements sont traités de manière confidentielle par la cellule d’écoute, qui peut vous accompagner et vous orienter selon votre situation. 

  • Pour les étudiantes et étudiants : les signalements sont reçus par Christelle Rémion, sage-femme au Service de Santé Étudiant, soumise au secret médical.  
  • Pour les personnels : les signalements sont reçus par Pauline Delanglez, assistante sociale de l’URCA, soumise au secret professionnel.  

Les référentes de la cellule d’écoute sont tenues au respect strict du secret médical ou professionnel. Elles garantissent la confidentialité des échanges ainsi que l’anonymat des personnes qui le souhaitent. Si vous effectuez un signalement nominatif, la cellule d’écoute pourra vous recontacter en toute confidentialité afin de vous proposer, si nécessaire, un accompagnement adapté. En cas de signalement anonyme, aucun recontacte ne sera possible.


Numéros d’urgence et plateforme nationale de signalement   

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