Laëtitia Lethielleux et Caroline Demeyère

guillemets

"L’Université de Reims, Champagne-Ardenne s’est engagée depuis 2013 dans la création d’une chaire en Economie Sociale et Solidaire… la première Chaire de notre université. Nous nous efforçons d’apporter un accompagnement sur notre territoire, par notre expertise scientifique, aux structures de l’ESS et de sensibiliser les publics à l’Economie Sociale et Solidaire pour donner un sens ainsi que la possibilité de mettre en pratique le « Entreprendre autrement ». Œuvrons pour une économie « raisonnée » et respectueuse de l’individu. "

Laëtitia Lethielleux,

titulaire de la chaire ESS de l'URCA

Laetitia Lethielleux
Présentation de la titulaire

Laetitia Lethielleux est maitre de conférence en sciences de gestion à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) après avoir enseigné cinq ans à l’IAE de Paris. Normalienne (ENS Cachan), agrégée d’économie-gestion, juriste et docteur en sciences de gestion, elle est l’auteure de nombreux ouvrages en droit et en gestion.

Après avoir enseigné à l’ENS de Cachan, à l’Université Paris 1-Sorbonne, à l’Université Paris X-Nanterre et en Ecole de Commerce, elle a rejoint l’URCA en 2007 et a repris la responsabilité du master management 1ère année parcours ressources humaines et du master 2 Management des entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire. Elle dirige depuis 2009 l’Institut Rémois de Gestion (IRG).

Membre du laboratoire de recherche REGARDS (laboratoire d’économie –gestion de l’Université de Reims, Champagne-Ardenne), ses recherches s’orientent principalement autour des questions de gouvernance associative, d’accompagnement des salariés et bénévoles en période de changements organisationnels. Elle a été en charge du partenariat entre l’URCA et la Croix-Rouge française de 2009 à 2013.

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L'ingénieure de recherche

Caroline Demeyère a rejoint la Chaire ESS en tant qu’ingénieure d’études au 1er septembre 2020. Caroline a obtenu l’Agrégation du secondaire en SES en 2015. Elle a enseigné en lycée, puis quatre ans à Sciences Po Lille puis à l’Université Paris Nanterre. Elle a soutenu sa thèse en octobre 2020. Sous la direction du Pr. Eric Pezet (Paris Nanterre) et de Guillaume Delalieux (Sciences Po Lille), sa thèse porte sur la collaboration entre les pouvoirs publics et les associations dans l’action publique. Elle a conduit une ethnographie à l’échelle inter-organisationnelle en s’immergeant durant trois ans dans un champ régional dédié aux politiques d’égalité entre les femmes et les hommes, par une double entrée associative et académique. Son enquête combine une perspective longitudinale rétrospective en retraçant l’évolution des relations entre pouvoirs publics et différents types d’associations (syndicats et partis politiques, associations féministes, féminines et familiales, autres structures de l’ESS) depuis les premières politiques publiques régionales en 1981 et une étude de la dynamique collaborative en cours de 2016 à 2020.

Sa thèse propose une typologie des stratégies associatives et gouvernementales à l’égard de la collaboration en fonction des positions des acteurs au sein des Champs d’action stratégique et des impacts organisationnels de la collaboration. Elle montre le travail mis en œuvre par les acteurs en interaction pour résoudre les paradoxes d’une collaboration devant s’articuler aux deux logiques de régulation préexistantes dans l’environnement institutionnel : la logique hiérarchique correspondant à l’administration publique traditionnelle et la logique de marché issue du New Public Management (NPM). Elle soutient que l’avènement d’un paradigme collaboratif de l’action publique distinct du NPM est conditionné à une transformation du rôle, des responsabilités et des modes de fonctionnement des acteurs publics, des outils de gestion des relations acteurs publics-associations et des modes de financement de l’action publique. Elle propose une réflexion sur l’éthique du management public collaboratif à construire.

Caroline cherche à valoriser ses travaux doctoraux et à développer de nouveaux projets les prolongeant. Ses terrains de prédilection sont ceux associés à la lutte contre les discriminations au sens large, à la lutte contre la précarité, à la gestion de la crise migratoire et l’organisation des mouvements sociaux. Elle apprécie les méthodes de recherche immersives (ethnographie, recherche-action, recherche intervention). Les questions de la restitution des travaux de recherche aux acteurs, et de co-construction du savoir entre acteurs de terrain et chercheurs et chercheuses lui apparaissent fondamentales. Elle a développé une sensibilité particulière pour les méthodes théâtrales inspirées du théâtre de l’opprimé à des fins de recherche et d’enseignement.

Hommage à François Rousseau – Titulaire de la Chaire en 2010-2011

Docteur de l’Ecole polytechnique en science de gestion, François Rousseau (1956-2011) était chercheur associé au Centre de Recherche en gestion de l’Ecole polytechnique, membre du conseil scientifique de l’ADDES et titulaire de la chaire économie sociale et solidaire de Reims Management School (aujourd’hui NEOMA BS) où il enseignait le management des organisation de l’ESS.

Entre théorie et pratique, ce « chercheur militant » cherchait à travers ses travaux une meilleure compréhension de la mise en tension entre les deux dimensions sociales et économiques qui travaillent les formes productives de biens et de service.

Sa thèse « gérer et militer » qu’il a soutenue en 2004 puis les travaux qui suivirent nous offre une riche analyse des pratiques gestionnaires dans le monde associatif où le sens tient une place centrale.

Il s’est appuyé sur le triptyque « mythe, rite, tribu », a développé la notion de fabrique de sens et le concept de l’organisation militante.

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