Libre à vous

guillemets

Ce qui est caché ne peut être compris, ni entendu

Les lieux de privation de libertés ne laissent pas indemnes ceux qui y purgent des peines.

Si l’isolement se veut apporter une forme protection à la société, en contraignant les auteur-e-s d’actes délictuels et criminels à réfléchir à leurs actes afin d’en immuniser la société, les prisons sont souvent à l’origine de nouvelles blessures pour ceux qui les côtoient tant pour les détenus que pour l’administration pénitentiaire.

Si un-e détenu-e est privé-e de ses libertés, il n’en conserve pas moins des droits : l’hygiène, la santé, ou encore le maintien des liens familiaux. Force est cependant de constater que ces droits ne sont pas toujours respectés.

Travaillant dans des lieux de privations de libertés, ces trois étudiantes sont régulièrement témoins de ces difficultés relevant du quotidien.

Les rapports sur les conditions de vie en détention sont nombreux et convergent vers les difficultés à ce que les peines soient purgées dans la dignité, que ce soit pour des raisons logistiques ou humaines. La surpopulation carcérale en est en partie responsable. Celle-ci concerne plus de 10 000 places. Le récent mouvement des gardiens pénitentiaires nous témoignent de l’ampleur des difficultés du milieu carcéral.

Un constat difficile à supporter pour ces étudiantes, dans la patrie des droit de l’Homme, en 2018.

Ce groupe d’étudiantes souhaite sensibiliser le grand public aux difficultés du milieu carcéral, révéler l’inhumanité qui s’y installe peu à peu. A l’aide de témoignages de gardiens et de détenus, elles réalisent un court métrage, une fiction, afin de nous permettre de nous projeter à travers ces murs. Nous montrer la dureté du quotidien, où le moindre rouleau de papier hygiénique devant l’objet de trocs et de paris, où les contraintes d’organisation poussent à une modification continue des planning au détriment des hommes et des femmes qui les subissent et les accusent.

A travers ce projet, ces étudiantes souhaitent nous passer un message : améliorer les conditions de détention et la vie en prison, c’est avant tout travailler à une société plus tolérante et aspirer à une vie meilleure. Car ne l’oublions pas, la privation de liberté, c’est aussi permettre la réinsertion du détenu.


Ce court-métrage a vocation à être diffusé auprès du plus grand nombre.
Si les dates ne sont pas encore fixées, l’équipe du projet vise trois projections : à l’URCA, à la médiathèque de Châlons-en-champagne et celle de Reims ( médiathèque Jean Falala).
Ces projections seront suivis des conférences-débats avec des intervenants de la vie carcérale, dont les 3 étudiantes font partie.

L'équipe de Libre à vous est constituée de trois étudiantes de M2 MEES :

  • Aude CARRIE,
  • Chafiaa MEBARKI,
  • Lidwine SCOTTI,

Si vous souhaitez les soutenir, vous pouvez les contacter via l'adresse mail suivante:

observatoire_libreavous@laposte.net

Vous pouvez également les contacter au 06 26 90 39 57

Différents partenariats sont en cours d'élaboration