Les violences sexistes et sexuelles à l'université

Dans quels lieux les VSS peuvent-elles se produire ?

À l’université, les situations de VSS peuvent se dérouler dans l’enceinte de l’établissement : pendant les cours, pendant les examens, sur le campus, dans les espaces collectifs (couloirs, cafétérias, bibliothèque, toilettes, espaces verts), sur les lieux de recherche (laboratoires, colloques), dans les bureaux des enseignants ou des personnels administratifs, dans les salles, terrains et équipements sportifs.

Mais les VSS peuvent également avoir lieu à l’extérieur de l’établissement : sur le trajet de l’université, sur un lieu de stage, lors des fêtes et journées d’intégration, et enfin sur Internet et les réseaux sociaux.

La responsabilité de l’université vis-à-vis de ses personnels et étudiants s’applique quel que soit le lieu des actes commis dès lors que ces actes impliquent un membre de la communauté universitaire et qu’ils portent atteinte à la dignité de la personne ou de la fonction (s’il s’agit d’un personnel). Ce qui importe en effet, ce sont les conséquences des VSS pour les personnes qui les subissent.

Quelles conséquences pour les victimes ?

Il y a d’abord des effets très concrets sur la santé physique et mentale (fatigue, stress, dépression, addictions), mais aussi sur le travail ou les études (absentéisme, échec aux examens, interruption passagère, abandon) et enfin sur la vie privée et sociale (conflits familiaux, séparations, isolement, perte de logement).

Mais ce n’est pas tout. Le fait d’être victime d’agissements qui sont banalisés, minimisés voire déniés, atteint les capacités de résistance des individus et mine leur confiance en eux-mêmes et en autrui. Les VSS sont ainsi très souvent accompagnées de sentiments de culpabilité, d’impuissance et de peur.

Tout ces éléments nous indiquent que les VSS affectent gravement l’existence quotidienne des personnes qui les subissent et qu’elles ont un impact négatif sur leur parcours professionnel ou académique. C’est pourquoi la responsabilité de l’établissement est engagée et qu’il est nécessaire d’œuvrer à la sensibilisation et à l’information sur les violences sexistes et sexuelles, d’une part, et à la prévention et à la lutte contre elles, d’autre part.

Dans la continuité du mouvement #metoo, il s’agit de libérer la parole en ouvrant des espaces qui permettront aux victimes de se confier, d’être entendues, aidées et accompagnées. C’est ce que s’attache à faire le dispositif de lutte et de prévention contre les violences sexistes est sexuelles que nous avons mis en place.