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Au service de l’innovation : rencontre avec Wilfried Mayaux, nouvel apprenti au Centre Image de l’URCA
Après l’arrivée de son premier apprenti, le laboratoire poursuit son engagement en faveur de la formation et de la transmission des savoirs en accueillant un second étudiant en apprentissage. Wilfried Mayaux a récemment rejoint l’équipe technique et scientifiques du Centre Image de l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) en lien avec le LICIIS, où il contribue activement au développement d’outils innovants autour des nouveaux équipements du centre. À travers cette interview, il revient sur son intégration, ses missions et sa vision du lien entre technologie, recherche et usages.
@Fondation : Wilfried, vous avez rejoint le Centre Image de l’URCA il y a peu. Comment s’est passée votre arrivée et quelles ont été vos premières impressions ?
@Wilfried : Globalement, l’expérience a été très fluide. Étant de nature sensible au stress et ayant tendance à me mettre trop souvent la pression, j’ai rapidement été rassuré et mis à l’aise par l’équipe. Elle a pris le temps de me présenter les équipements, les projets en cours ainsi que les attentes liées à mon apprentissage. J’ai été particulièrement impressionné par la diversité des profils et des compétences : on y croise aussi bien des chercheurs que des ingénieurs ou des utilisateurs issus d’autres disciplines, tous pleinement impliqués dans les projets du Centre Image. L’environnement est à la fois très stimulant et particulièrement vivant.
@Fondation : Vos missions portent en grande partie sur le développement d’outils autour des équipements du Centre Image. Pouvez-vous nous expliquer sur quoi vous travaillez concrètement ?
@Wilfried : Mon travail consiste principalement à concevoir des outils logiciels en lien avec la réalité étendue (eXtended Reality), afin de rendre l’utilisation des équipements du Centre Image plus accessible à des utilisateurs moins à l’aise avec l’informatique, notamment des chercheurs et des professionnels issus d’autres domaines. L’objectif est de simplifier les interfaces et d’éliminer certaines étapes techniques susceptibles de freiner la prise en main ou la compréhension des outils. En parallèle, je développe des outils de démonstration destinés à mettre en valeur les capacités des nouveaux équipements lors de présentations, de visites ou de projets collaboratifs. Enfin, une autre dimension de mes missions concerne la synchronisation de plusieurs dispositifs, afin d’assurer leur fonctionnement conjoint de manière fiable et cohérente.
@Fondation : Ce type de missions demande à la fois des compétences techniques et une compréhension des usages. Comment abordez-vous cet équilibre ?
@Wilfried : C’est sans doute l’aspect le plus social de mon travail. L’ajout de fonctionnalités ou de nouvelles techniques ne suffit pas : il faut aussi penser à leur usage et vérifier qu’elles soient à la fois pratiques et pertinentes. Je consacre ainsi une partie de mon temps à rechercher des solutions robustes, mais aussi à les présenter à des utilisateurs potentiels afin d’échanger sur leurs besoins, leurs contraintes et leurs attentes. Sortir de rôle de développeur pour adopter le point de vue de l’utilisateur est un exercice tout aussi enrichissant que le développement lui-même. Ces retours d’expérience sont précieux et contribuent directement à améliorer l’efficacité et la pertinence des solutions que je conçois.
@Fondation : Vous bénéficiez, comme votre prédécesseur, d’un financement rendu possible grâce à la générosité d’un donateur, Franck Diard, ancien étudiant de l’URCA. Que représente pour vous ce soutien ?
@Wilfried : Il me semble important d’offrir une source de motivation à notre génération d’étudiants. Savoir qu’un professionnel reconnu dans le domaine de l’informatique graphique, également ancien diplômé de notre université, choisit de soutenir les nouvelles générations est particulièrement motivant. Cela me permet de me consacrer pleinement à mon apprentissage sans me préoccuper de manière excessive des contraintes financières. Au-delà de l’aspect matériel, je perçois ce soutien avant tout comme une marque de confiance accordée aux étudiants. Il donne du sens à notre travail et renforce l’envie de s’investir pleinement tout au long de nos années d’études. Ce soutien est extrêmement précieux.
@Fondation : En quoi cette expérience en apprentissage diffère-t-elle de votre formation académique plus classique ?
@Wilfried : L’apprentissage me permet d’acquérir une expérience plus concrète du monde de l’entreprise, où il faut composer avec des contraintes de temps, de compatibilité et parfois de ressources limitées. Contrairement aux travaux universitaires, généralement bien cadrés et définis à l’avance, les problématiques rencontrées ici sont souvent ouvertes et évolutives. Cette réalité m’oblige à faire preuve d’autonomie, à m’adapter et à proposer des solutions pertinentes. C’est une expérience très formatrice.
@Fondation : Que retenez-vous de ces premières semaines et comment voyez-vous la suite de votre parcours au sein du Centre Image ?
@Wilfried : Ces premières semaines m’ont permis de mieux saisir le rôle du Centre Image dans les projets de recherche et de me familiariser avec des équipements de pointe. Mon objectif pour l’année à venir est de m’impliquer au maximum afin de proposer des solutions durables, facilitant le travail des équipes et pouvant être réutilisées aussi bien par des utilisateurs que par des développeurs. Cette expérience confirme mon intérêt pour le développement d’outils à la croisée de la recherche, de la technique et des usages.
L’arrivée de Wilfried Mayaux confirme la dynamique engagée par le laboratoire en faveur de l’apprentissage et de la formation par la pratique. Grâce au soutien de la Fondation de l’Université et à la générosité de ses alumni, notamment à travers la donation de Franck Diard, ces parcours peuvent se concrétiser dans des conditions favorables. Ce type de mécénat dépasse le simple appui financier : il incarne une volonté de transmettre, de faire confiance aux jeunes talents et de contribuer durablement à l’excellence scientifique et technologique de l’université. Pour Wilfried, comme pour les autres apprentis, cette opportunité constitue un levier essentiel pour construire un avenir professionnel solide et engagé.