Portrait d'une doctorante : Coraline Leroux
La recherche à l'URCA ne s'appuie pas uniquement sur ses enseignants-chercheurs mais sur ses doctorantes et doctorants inscrits au sein de nos 33 unités de recherche.
Ce second portrait est consacré à Coraline Leroux (doctorante rattachée à l'ITheMM) avec un sujet de thèse aussi surprenant qu'inovant et passionnant !
Présentez-vous en quelques mots :
Je suis originaire d’Amiens et après un baccalauréat scientifique, option Sciences de la Vie et de la Terre, je suis venue à Reims pour mes études. J’ai fait une licence et un master en Biologie Agrosciences et en parallèle à ces 5 ans, j’ai fait un Cursus Master en Ingénierie en Biotechnologies, Chimie du Végétal et Bioraffinerie. Je suis actuellement en dernière année de thèse au sein de l’Institut de Thermique, Mécanique et Matériaux (ITheMM) de Charleville-Mézières.
Qu'est-ce qui vous a attiré vers votre domaine de recherche ?
Passionnée par les végétaux, la licence et le master m’ont permis de connaître en profondeur le règne végétal. Puis, à l’issue de ces 5 ans, j’ai décidé de m’intéresser un peu plus à ce qu’on peut faire d’intéressant avec ces végétaux. J’ai donc commencé le doctorat que je fais actuellement, où je m’inspire des végétaux, pour imprimer en 3D des matériaux innovants et plus respectueux de l’environnement.
Vous avez fait MT180 secondes, êtes-vous capable de présenter votre thèse en 180 mots ?
Face aux enjeux environnementaux actuels, nous cherchons de nouvelles solutions pour produire vos matériaux du quotidien. L’objectif est d’utiliser de façon plus raisonnée la matière, qu’elle soit plus respectueuse de l’environnement (biosourcée, recyclable, biodégradable), le tout en conservant des propriétés comparables avec ce vous utilisez déjà. Dans mon sujet de thèse, je m’inspire de l’organisation cellulaire au sein des végétaux et je reproduis ces structures au sein de matériaux plastiques, que j’imprime en 3D. Cette bio-inspiration associée à l’impression 3D permet d’être plus créatif, plus adaptable et d’optimiser au maximum la matière première en la déposant seulement où c’est nécessaire. Pour imprimer mes structures bio-inspirées, j’ai conçu des plastiques biodégradables issus d’un mélange d’amidon de maïs et de poudre végétales locales qu’habituellement on brûle (chènevotte de chanvre, anas de lin…). En fonction des propriétés que mes matériaux bio-inspirés auront, notamment en résistance aux chocs, à la flexion ou à la compression, ils pourront servir dans des domaines très variés : automobile (pare-chocs), équipement sportif (raquettes de ping-pong très légères), médical (orthèses résistantes et respirantes) ...
Quelle est la suite pour vous maintenant que vous êtes docteur ?
Je suis en pleine phase de questionnement ! Initialement, je pensais rejoindre la recherche dans le privé après ma thèse. Cependant, au cours de mon doctorat, j’ai eu le plaisir de mener ma recherche tout en assurant des missions d’enseignement en parallèle. Et j’ai adoré ces heures de préparation de cours et d’échanges avec les étudiants ! Ma décision n’est donc pas encore prise !