Akira Mizubayashi : l’art comme résistance
La rencontre, modérée par Jean-Louis Haquette, fera une large place aux questions du public. Elle sera l’occasion d’échanger autour des thèmes qui parcourent l’œuvre de l’écrivain japonais qui, depuis Une langue venue d’ailleurs, a choisi d’habiter la langue française.
Né en 1951 au Japon, Akira Mizuabaysahi a suivi des études de français à Tokyo, puis en France (Montpellier et ENS de Paris) avant de devenir enseignant universitaire au Japon, spécialiste du 18e siècle français. Il est docteur honoris causa de l’URCA depuis 2019.
Il a raconté son rapport au français dans un important essai, Une langue venue d’ailleurs (2011). C’est cette langue qu’il a choisie pour son œuvre romanesque, commencée en 2017 (Un Amour de mille ans) et intégralement publiée chez Gallimard. La trilogie Âme brisée (2019), Reine de cœur (2022), Suite inoubliable (2023) met au centre la musique et les instruments à corde (violon, alto, violoncelle) et explore comment se tissent, entre Japon et France, art, amour, amitié et civilisation.
Le dernier roman d’Akira Mizubayashi, La Forêt de flammes et d’ombres, met au centre de son récit le rôle de l’art comme acte de résistance face à toutes les formes de violence et promeut une conception de la vie en commun née au siècle des Lumières. Musique et peinture représentent alors le fragile mais nécessaire rempart de la civilisation.
En partenariat avec le CRIMEL