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Le Moulin de la Housse, "La Mer", "Granit", "Mosaïque","Na2c-Ar-Ne-Fe" composent les architectures et oeuvres d'art du campus Moulin de la Housse, que vous pourrez notamment découvrir ce week-end à l'occasion de journées européennes du patrimoine. 
Le Moulin de la Housse, Jacques-Victor André
L'artiste axonais, a créé une sculpture épurée et résolument moderne. Un long balancier en équilibre sur un cône d’acier tournera selon un rythme variable, piloté par une série de capteurs. L’antagonisme des formes ne doit rien au hasard : le balancier, par sa mobilité, suggère la curiosité, la vivacité d’un esprit en éveil et le cône renvoie à la notion de connaissance, dont la base sans cesse s’élargit. Recouverte d’ions, cette tour aux reflets d’argent laissera transparaître chaque nuit, sous les perforations de sa peau, une structure légère mais solide. J-V André expliquera à ce sujet : « la forme générale s’inspire de l’image du moulin construit sur le site du XXIe siècle : un clin d’œil à l’histoire, à la mémoire des lieux ».

La Mer, Tapisserie d’Aubuisson. Jean Lurçat
J. Lurçat est influencé par les fauves, par les cubistes puis par les surréalistes : il est dans ses cartons, essentiellement symboliste. Le dessin stylisé est clair et dense et l’utilisation de l’élément « ici les algues » comme remplissage des motifs est déjà très fréquente.

Granit, Shamaï Haber
Ces 35 blocs de granit, tels une pluie de météorites fraîchement tombée, sont accueillis et protégés par l’architecture, de béton, d’un campus alors considéré comme écrin. Précurseur de l’art urbain, Shamaï Haber a réalisé en 1970-1971 l’une de ses œuvres majeures sur le campus Moulin de la Housse. En 1959, Lipschitz, Giacometti, Henri Moore, Pevsner et Zadkine lui décernent le premier prix Bourdelle après dix ans d’expositions particulières. Avec cette prestigieuse reconnaissance, il aurait pu devenir un des enfants gâtés du marché de l’art des années 60. Mais, paradoxalement, il choisit une toute autre voie, en refusant le monde des collectionneurs et des galeries privées et en occupant avec ses œuvres monumentales l’espace public.

Mosaïque, Raoul Ubac
Photographe, peintre, graveur, illustrateur, Ubac partage de 1936 à 1939 toutes les activités des surréalistes. Ses reliefs, haut-reliefs et décors muraux – mosaïque de la rotonde des amphis – pour les édifices publics et privés datent des années 1960. La fondation Maeght à St Paul de Vence accueillera à cette époque plusieurs mosaïques et tapisseries de l’artiste.

Na2c-Ar-Ne-Fe, (architecture et parasélène) Bernard Gerboud
Proposé comme un monument de béton d’acier, de verre et de lumière, orienté et polyforme, le projet réactualise des éléments de la tradition et de l’histoire culturelle, économique et urbaine de Reims. Son titre, composé de l’assemblage des symboles chimiques des matériaux dont est faite l’œuvre et de la description de son aspect, situe le projet à la fois dans son contexte scientifique et son contexte industriel. La composition de l’œuvre est tirée de celle de paillasse de laboratoire surmontée de sa hotte. Le cube inférieur est recouvert de ses parements de tôle comme les carreaux de faïence. Le cube supérieur est inspiré des hottes qui surmontent les paillasses. A la fois translucide et opaque, il dirige le regard vers l’invisible.
Plus d’informations auprès du S.U.A.C (Service Universitaire d’Action Culturelle) : magalie.ninin@univ-reims.fr/ 03 26 91 84 15
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