Axe 1 - Poétique historique des genres et transmission des modèles et des savoirs

Responsable : Virginie LEROUX

Cet axe d’étude du CRIMEL regroupe des chercheurs spécialistes des littératures anciennes et modernes, françaises et étrangères, mais aussi pour certains d’entre eux de l’histoire des arts visuels. Leurs travaux concernent la poétique des genres, ces deux termes étant pris dans un sens large. La poétique représente l’ensemble des principes esthétiques présidant à l’élaboration d’une œuvre littéraire ou artistique. Les genres correspondent à une classification des œuvres fondée sur la reconnaissance de certains traits généraux donnés pour caractéristiques. L’approche du domaine ainsi délimité met l’accent sur sa dimension historique.

Participants :
Jean BALSAMO (PR), Pascale BOLOGNINI-CENTÈNE (PRAG, docteur), Céline BOHNERT (MCF), Régine BORDERIE (MCF), Sophie CONTE (MCF), Françoise GEVREY (PR), Laurence HÉLIX (MCF), Emmanuelle HÉNIN (MCF), Vincent JOUVE (PR), Miren LACASSAGNE (MCF), Virginie LEROUX (MCF), Alexis LÉVRIER (MCF), Annick LOUIS (MCF HDR associée), Nicoletta PALMIERI (PR), Dominique QUERO (PR), Bernard TEYSSANDIER (MCF), Alain TROUVÉ (MCF HDR), Karin UELTSCHI (PR), Valérie WAMPFLER (PRAG).

1 – Objectifs scientifiques
a) Une mise en lumière de l’historicité des genres

Étudier la poétique historique des genres et la transmission de leurs modèles revient à pallier le caractère souvent abstrait des typologies et des modèles génériques pour les inscrire dans une tradition, les relier à une mémoire culturelle, s’interroger aussi sur la question de leur variabilité ou de leur relative stabilité dans le temps. Les nombreux champs de recherche ouverts par cette mise en perspective concernent l’évolution des théories, mais aussi les œuvres envisagées dans leur relation dialectique aux règles, ou dans leur capacité à fonder leur propre poétique et à engendrer des modèles, eux-mêmes transposables d’un genre à l’autre, ou d’un langage à l’autre comme des lettres aux beaux-arts. Cette interrogation ne saurait par ailleurs éluder la prise en compte des contextes historique, social et culturel.

b) L’histoire des théories

Les théories formulées par les poéticiens définissent pour les arts et les lettres un système de règles et de classifications guidant l’élaboration et la lecture des œuvres. L’enquête historique menée sur ces systèmes conduit d’abord à dresser l’inventaire de leur contenu en portant une attention particulière au genre considéré sous ses divers aspects herméneutiques comme « notion explicative et critère de jugement » servant « tout à la fois l’identification, la description, l’évaluation, la canonisation, la taxinomie » (M. Macé, Le genre littéraire, 2004, p. 26). Par ailleurs les poétiques des genres ne peuvent être appréciées à leur juste valeur sans la prise en compte de leurs différents relais institutionnels allant de l’école à la revue de critique littéraire en passant par les salons et les académies.
Mais il s’agit là d’une première approche descriptive valant pour un état des lieux et devant s’approfondir par le dévoilement d’une axiologie, voire d’une idéologie. L’histoire des genres en effet, loin de s’établir sur un même substrat philosophique, hésite entre les deux tentations contraires du « normativisme » faisant du genre le produit de règles contingentes et de l’« essentialisme » le rattachant à la nature interne des œuvres ou à leur ratio essendi (J.M. Schaeffer, Qu’est-ce qu’un genre littéraire, 1989, p. 34). Par ailleurs, de même que « les styles sont hiérarchisés et hiérarchisants, dans le discours ordinaire comme dans le discours savant » (P. Bourdieu, Ce que parler veut dire, 1982, p. 193), les genres, comme pratiques normatives, sont les véhicules d’un pouvoir et les instruments d’un contrôle culturel. Il importe donc de découvrir les sous-entendus des taxinomies génériques ou de les relier à une stratégie sociale, pour bien saisir tous leurs enjeux.

c) Les théories et les œuvres : une relation dialectique

L’histoire des poétiques n’intéresse pas seulement l’évolution du discours théorique, mais la relation dialectique unissant sans cesse celui-ci aux œuvres qui actualisent ses principes. La confrontation des œuvres avec les prescriptions des artes scribendi ou avec les jugements doctrinaux se confond parfois, à juste titre, avec l’étude de la relation architextuelle (Genette, Introduction à l’architexte, 1979) manifestant les diverses marques de l’allégeance d’une œuvre à un genre ou à un sous-genre, par exemple par des indications paratextuelles glissées dans un titre ou une préface. Elle peut conduire aussi à éclairer et à mieux comprendre les rapports de connivence rapprochant certaines poétiques d’œuvres ou de chef-d’œuvres donnés comme des emblèmes exemplaires de leurs options esthétiques. Mais il faut, pour être complet, considérer d’autres aspects tout aussi importants de ce dialogue. Les œuvres littéraires ou artistiques sont en effet rarement cantonnées dans un rôle d’illustration. Celle-ci peut être déviée dans les directions de l’hybridation, du pastiche ou de la parodie, elle peut également, à force de transgressions, se situer au-delà de toute forme de ressemblance avec un modèle : du statut de l’avatar on glisse dès lors vers celui de l’œuvre prototype assumant pleinement son originalité et se définissant par opposition aux classifications établies. Ces distorsions incitent évidemment à se défier d’une représentation « légaliste » des genres littéraires, accordant la priorité aux modèles théoriques. Les œuvres, non seulement priment fréquemment sur les règles, mais agissent sur leur formulation et leur reformulation, dans la mesure où, plus souverainement que les codifications abstraites, elles commandent au changement des modes et des goûts.

d) Interaction des genres et des modèles

L’intertextualité inscrite dans les œuvres manifeste la mutuelle imbrication des genres et leur insertion dans une structure plus vaste qui les subsume. Elle nous met donc sur la voie d’une enquête plus globale intégrant à la question de la spécificité des genres celle de leurs relations réciproques. Le champ ouvert par l’étude de ces interactions est très large. Cependant on peut distinguer principalement deux types d’approches, d’ailleurs complémentaires : la première centrée sur les transferts, adaptations, transformations d’un motif, d’un thème, d’une intrigue passant d’un genre à l’autre, par exemple de la tragi-comédie ou la tragédie ou du roman à la tragicomédie ; la seconde visant au-delà du jeu des emprunts et des modifications la mise en lumière du système des genres et des lois réglant son économie générale. Là encore les questions possibles sont nombreuses : qu’en est-il par exemple dans les faits de la hiérarchisation postulée par les poéticiens des temps modernes ? Cette hiérarchie théorique ne masque-t-elle pas l’influence réelle de certains genres comme le roman, longtemps méprisé et occupant néanmoins une place centrale, dès lors que l’on considère son rayonnement culturel ? Comment expliquer par ailleurs la naissance, le développement et le déclin de la lyrique pastorale, de l’épopée ou de la tragicomédie dans la littérature d’Ancien Régime ?
À partir du constat que certaines périodes, comme la Renaissance, ont favorisé la rencontre et les échanges des arts et des lettres, cette réflexion peut s’étoffer et gagner en ampleur. Il existe en effet entre les textes et les images de multiples liens – F. Lecercle distingue quatre régimes de relation : la confrontation, la collaboration, la rivalité et l’emprunt – manifestant leur participation à la même « entité culturelle » (in Précis de littérature du XVIe siècle, 1991, p. 351 et 367) : un champ où la littérature peut jouer un rôle moteur et exporter ses modèles vers d’autres formes d’expression ; mais, où, en retour – comme le montrent le célèbre ut pictura poesis d’Horace ou encore, sur un autre plan, le succès des catégories esthétiques du maniérisme et du baroque –, il lui arrive de s’aligner sur une logique qui n’est plus sienne.

e) La transmission des modèles génériques et son contexte historique

Si la poétique historique des genres intéresse l’évolution des principes esthétiques, elle ne saurait pour autant s’abstraire dans une sphère coupée du monde réel. C’est un objet complexe dont la substance n’est pas uniquement littéraire. Aussi les choix politiques, les structures sociales, les conventions culturelles ou les mentalités contribuent aussi à expliquer le succès ou la défaveur, la fécondité ou le tarissement de certains standards littéraires et artistiques.
Les investigations menées sur les différents terrains formant leur contexte historique s’avèrent toujours fructueuses pour une meilleure connaissance des genres : elles permettent de dévoiler les présupposés et les conditions attachés à leur développement et souvent de révéler les liens quasi organiques unissant leur genèse et leur transmission au devenir d’un groupe social ou d’une nation. La recontextualisation nécessaire à une meilleure compréhension des genres ne vise d’ailleurs nullement à redonner une vigueur anachronique à l’ancienne théorie du reflet. Il ne s’agit pas de placer la littérature et les arts sous la tutelle de l’histoire ; mais de tirer les leçons de leurs connivences. Il apparaît ainsi que l’histoire des genres n’accompagne pas simplement l’histoire des sociétés par son cours parallèle, mais sert fréquemment de véhicule d’expression à certains de ses enjeux les plus cruciaux. Il convient d’admettre à cet égard que les structures esthétiques sont constitutives des structures mentales.


Ces quelques réflexions n’ont évidemment pas l’ambition d’épuiser les possibles d’un champ de recherche extrêmement fécond. Tout au plus s’agissait-il de tracer la cartographie de ses principaux axes et de définir les points de départ d’une enquête méthodique. Celle-ci n’est d’ailleurs fondée dans notre esprit sur aucun présupposé idéologique réducteur. Le temps n’est plus, en effet, où Brunetière et certains de ses contemporains croyaient découvrir dans le modèle biologique le secret de la vie des genres et de leur déclin. Loin des synthèses hâtives, mais sans pour autant en tenir pour l’érudition myope, attentive aux seuls détails, notre propos est de décrire et d’expliquer sans viser l’établissement d’un système monolithique ou le dévoilement d’une vérité absolue.

La collaboration avec les chercheurs travaillant sur le livre et sur les arts figurés (axes 3 et 4) devrait enrichir nos travaux, par un élargissement diachronique et par des croisements méthodologiques.

2 – Réalisations et projets (2011-2016)

Un premier volet a pour objet la poétique historique, qui associe réflexion théorique et prise en compte de l’évolution temporelle de cette réflexion. Le séminaire de la thématique a été consacré pendant deux ans à la question de l’anthologie (volume dirigé par Céline Bohnert et Françoise Gevrey paru chez Épure en 2014) puis pendant deux ans à celle des genres mineurs dans les traités de poétique, les œuvres littéraires et les arts figurés (volume paru en 2016 chez Brepols, dirigé par Emmanuelle Hénin, Cécile Gauthier et Virginie Leroux).

Sophie Conte et Sandrine Dubel (Clermont-Ferrand 2, CELIS) ont organisé le 22 mars 2012 et le 6 février 2014 deux journées d’études consacrées à l’écriture des traités de rhétorique. Dans la préface de sa traduction au Traité du Sublime (édition 2017), Boileau remarque qu’en traitant des beautés de l’Élocution, Longin a employé toutes les finesses de l’Élocution ; en parlant du Sublime, il est lui-même très sublime. Les communications ont porté sur l’art que le critique met lui-même en œuvre pour rendre compte des textes qu’il commente. Ce questionnement théorique s’est poursuivi pour plusieurs membres du centre par une réflexion sur les poétiques humanistes visant la constitution d’une Anthologie des théories poétiques néo-latines de la Renaissance (volume dirigé par V. Leroux et E. Séris, Droz, sous presses).

Toujours dans le domaine de la poétique historique, Céline Bohnert et Régine Borderie ont organisé en décembre 2011 un colloque sur les Poétiques de la vengeance : de la passion à l'action », dont les actes ont été publiés en 2013 aux Éditions Classiques Garnier. Il s’inscrivait dans la réflexion sur la représentation littéraire des passions. Il s’inscrivait dans la réflexion sur la représentation littéraire des passions. La vengeance, passion active, a été envisagée en lien avec les études de narratologie et de poétique du récit. Le colloque a été conçu de façon à inclure une diversité générique des objets étudiés, du roman au cinéma, en passant par le théâtre et la peinture. Enfin, les 23 et 24 mai 2013, s’est tenu un colloque intitulé « Le secret : un enjeu poétique, rhétorique et moral – XVIIe-XVIIIe siècles », organisé par Françoise Gevrey, Alexis Lévrier et Amandine Lefèvre (actes parus à Leuven chez Peeters). Le thème a permis de considérer les liens entre théâtre et roman en envisageant les rapports avec la pensée des moralistes, des prédicateurs, des fabulistes et des auteurs de traités de civilité, mais il s’est agi aussi d’examiner le rapport à la pratique de l’anecdote et donc à certaines formes de journalisme d’Ancien Régime.

D’autres manifestations ont envisagé la réception d’un corpus textuel ou d’une figure auctoriale, à travers un cadre diachronique large. C’est le cas du colloque « Mémoires arthuriennes » organisé par Danielle Quéruel à Troyes, du 24 au 26 mars 2011, en lien avec une exposition à la Médiathèque de cette ville (voir axe n°3). Il a porté sur les supports qui ont conservé et transmis la légende arthurienne et, en particulier, les œuvres de Chrétien de Troyes et leurs réécritures (Actes publiés en 2012 aux Éditions du Grand Troyes). C’est à la figure centrale de l’auteur de l’Enéide que s’est intéressé le colloque « Métamorphoses de Virgile », organisé par Karin Ueltschi avec la collaboration de Jean-Louis Haquette (18,19 et 20 mars 2015, actes en cours de publication aux éditions Honoré Champion). Si Virgile est le poète latin par excellence, progressivement on lui impute également la rédaction d’ouvrages d’une autre nature, l’Ars notoria par exemple, ou encore les Sortes virgilianae. Il devient ainsi peu à peu une autorité invoquée pour étayer les grandes théories relatives aux principales énigmes de la Nature qui se posent à l’homme.

Le projet Boèce – colloque en deux volets, à Reims en juin 2016 et à Valencia en novembre 2016 – organisé par Sophie Conte, Alicia Oiffer-Bomsel (CIRLEP) et Maria Elena Cantarino Suñer (Valencia), participe de la même ambition : faire le point sur l’état de la critique au sujet d’un auteur majeur de la culture occidentale, dans la diversité de sa réception, dans les domaines de la littérature, de la philosophie et de la théologie (présentation en ligne : http://crimel.hypotheses.org/1216).

C’est sur les travaux de cet axe que s’est appuyé l’université d’été internationale « Inventio transmissio » organisée par Jean-Louis Haquette et Anna Bettoni (Padoue) en juillet 2014 à Padoue afin de renforcer les liens entre le CRIMEL et la formation par la recherche.

Dans une optique transdisciplinaire, le CRIMEL a entamé des recherches sur le sommeil et ses divers enjeux, littéraires, médicaux, philosophiques et artistiques, dans les textes et les représentations. Un colloque intitulé « Sujet, objet, enjeu : le sommeil de l’Antiquité à la Renaissance » a été organisé en 2009 par Virginie Leroux, Nicoletta Palmieri et Christine Pigné dont les actes sont parus chez Champion, dans la collection « Sciences, techniques et civilisations du Moyen Age à l’aube des lumières », en 2015. Cette manifestation a été prolongée à l’automne 2013 par un cycle de conférence intitulé Morphée. Rêves et rêveries d’artistes, organisé en collaboration entre le CRIMEL et l’Université de Paris I par Luisa Capodieci (Université Paris 1/HiCSA), Virginie Leroux (CRIMEL), Pascal Rousseau (Université Paris 1/HiCSA) et Pierre Wat (Université Paris 1/HiCSA). Enfin, Virginie Leroux a organisé deux sessions sur les thématiques voisines du rêve, de l’émanation et de la manifestation au Congrès de la RSA de Berlin (26-28 mars 2015) : Manifestations I : figurations de l’incorporel et Manifestations II : philosophie et histoire.

La réflexion sur la transmission des savoirs s’est renforcée à la suite de la demande de rattachement au CRIMEL de Didier Marcotte, qui est venu rejoindre Nicoletta Palmieri et Antoine Pietrobelli, spécialistes des traditions textuelles médicales.

Le CRIMEL a accueilli en septembre 2014 le « VIe séminaire sur la tradition indirecte des textes médicaux », à l’initiative de Nicoletta Palmieri. Les communications ont porté sur les collections d’Hippocrate et de Galien qui ont nourrir l’enseignement de la médecine jusqu’au début du XVIIe siècle. Dans le domaine des traditions textuelles géographiques, le colloque de clôture du projet ANR « Méditerranée et océan Indien : deux mondes en miroir », dirigé par Didier Marcotte, a eu lieu à l’Université de Reims en mai 2013. Il a permis de présenter les résultats de ce projet qui visait à étudier la perception de l’entité océanique par rapport au monde méditerranéen, à en définir les traits constitutifs et les acteurs, marchands, marins, géographes, physiologistes ou cosmographes. L’accent a été mis sur la construction d’un espace océanique globalisé représentation nouvelle, qui place l’océan Indien au cœur de l’oekoumène et non plus à sa marge. Les actes sont en cours de publication dans la revue Topoi (Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux).Didier Marcotte a en outre mis en place un séminaire doctoral, « Littératures techniques et tradition des textes scientifiques de l'Antiquité gréco-romaine » qui a accueilli à trois reprises des enseignants et des doctorants de diverses nationalités, en partenariat avec l’IRHT (23/10 au 16/11/2012 (Reims) ; 9-25/10/2013 (Reims) et 20-24/04/2015 (Madrid)). L’édition 2017 est prévue à Trèves.

Victor Gysembergh, doctorant travaillant sous la direction de Didier Marcotte a organisé le 18 octobre 2013 une journée d’étude, intitulée « Philosophie sciences exactes et sciences appliquées ». Dans la lignée de deux journées d'études « Les textes philosophiques de l'Antiquité et leur réception » organisées à Heidelberg en 2011 et à Trèves en 2012, cette rencontre a été l'occasion d'examiner les modalités du dialogue entre philosophie et sciences dans l'Antiquité, sous la forme de conférences inaugurales par des spécialistes reconnus et d'études de cas tirées des recherches récentes de jeunes chercheurs (les actes sont parus en 2015, Wissenschaftlicher Verlag, Trèves).

Du 3 au 9 juillet, se déroulera à Reims l’université d’été Reims-Padoue qui portera sur les fortunes du sacré dans la littérature, et en particulier sur les processus de sacralisation et de désacralisation. On s’interrogera sur la fonction des œuvres littéraires qui viennent combler un besoin de sacré ou, au contraire, questionner les dogmes, les croyances et les pratiques ; on étudiera les formes, genres et schèmes de l’écriture du sacré ou encore la façon dont est pensée la vocation de l’auteur et la sacralité de l’œuvre ; on analysera enfin l’irrévérence littéraire et, en particulier la désacralisation qui s’opère par le rire. Si les résultats de cette manifestation sont jugés féconds et encourageants, cette thématique pourra être développée lors de conférences ou de journées d’étude.

Enfin, une réflexion diachronique sur l’analogie comme principe poétique et herméneutique a été envisagée.