- 2008 -

Pélerinages et sanctuaires mariaux au XVIIe siècle. Manuscrit du père Vincent Laudun, dominicain

Pèleriner en France, tel est le voyage auquel nous invite le père Vincent Laudun, un dominicain du couvent d'Avignon, qui nous emmène par ses notices et ses dessins dans les sanctuaires de Marie de l'âge baroque. Cet excellent enquêteur raconte les merveilles de la Vierge, récits de miracles qui circulent de bouche à oreille : enfants qui ressuscitent le temps du baptême, statues qui saignent, apparitions mariales... À travers le manuscrit qu'il nous a laissé, c'est toute la culture orale des sanctuaires qui resurgit et que nous pouvons entendre de nouveau.
Grâce à ses quatre index (l'un thématique, les autres répartis par sanctuaires selon le département, la commune, le vocable), l'ouvrage proposé par Bruno Macs sera utile à quiconque souhaite mieux connaître ces anciens lieux de pèlerinage ou établir des synthèses thématiques sur des sujets variés (iconoclasme protestant, recharges sacrales, miracles). Il suscitera aussi le plaisir de le lire comme un roman, puisqu'il en a toute la saveur.

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Nouveaux regards sur la cathédrale de Reims

Actes du colloque international (1er et 2 octobre 2004).

La construction de la cathédrale de Reims, commencée vers 1211, dura deux générations, mais ne fut effectivement terminée qu’au début du XVIe siècle. Depuis, le monument ne cessa d’être modifié, repris, restauré. Quelques années avant le 8e centenaire, ce livre, dirigé par Patrick Demouy et Bruno Decrock, fait le point des connaissances, en indiquant leurs limites et en présentant les questionnements actuels. L’étude, qui profite des avancées récentes de l’histoire, de l’histoire de l’art, de la dendrochronologie ou de l’archéologie, jette les bases dune réflexion renouvelée sur ce grand témoin de notre patrimoine.
Ouvrage publié avec le concours de la DRAC de Champagne-Ardenne, de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, du Centre d’Études et de Recherche en Histoire Culturelle (EA 2616), de la Ville de Reims, du Conseil Général de la Marne et du Conseil Régional de Champagne-Ardenne.

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Pouvoirs, Église et société dans les royaumes de France, de Bourgogne et de Germanie aux Xe-XIe siècles (880-vers1110)

Le 13 janvier 888, Charles le Gros meurt. Avec lui disparaît l’Empire que Charlemagne avait édifié un siècle plus tôt et dont le maître prétendait être à la fois le continuateur de Rome et le protecteur de la chrétienté occidentale. Profitant de la crise de la dynastie carolingienne, de nouveaux royaumes et de nouvelles principautés voient le jour, en France et en Germanie, comme en Bourgogne. Leurs maîtres n’ont pas oublié le vieux rêve impérial ; pour l’heure, il leur faut toutefois contrôler les ambitions de leurs propres aristocraties. En ces temps où les pouvoirs se recomposent, un nouveau système social s’élabore. Les hiérarchies institutionnelles s’estompent au profit de relations d’homme à homme et de solidarités nouvelles. À l’ombre des châteaux, des cathédrales ou des monastères, les premières seigneuries se construisent. Loin du chaos longtemps décrit par les historiens romantiques, la période dite « féodale » apparaît comme celle d’un ordre nouveau, encore objet de débats, où l’Église occupe une place de premier plan...

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Les laïcs dans les villes de France du Nord au XIIe siècle

Actes du colloque organisé à l'Institut de France le 10 novembre 2007

Les villes de France du Nord au XIIe siècle connaissent de spectaculaires transformations reflétant un dynamisme démographique et économique sans précédent. Leur paysage est bouleversé par les chantiers de constructions tandis que développent à leurs portes des faubourgs étendus. Ouvertes sur les campagnes qui les approvisionnent en produits et en main d’œuvre, elles voient s’affirmer une société laïque variée et ambitieuse. Ayant obtenu des seigneurs communes et franchises, l’élite des citadins manifeste de réelles compétences juridiques et économiques supposant une éducation élaborée. Le présent volume tente d’évoquer leurs cadres de vie, quelques aspects de leur mentalité et pose la question de leur formation.

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Notre-Dame de Reims

Siècle du passage à l'économie libérale et à la société industrielle, le XIXe siècle voit en France la création littéraire et artistique prendre tous les caractères d'une «production» - pensée avant même notre entrée, au XXIe siècle, dans l'ère de l'immatérialité numérique -, comme celle de « produits immatériels ». Les belles-lettres et les beaux-arts doivent alors et sans retour s'adapter à ce nouveau système d'échanges et de valeurs, viser un public de masse, trouver leur place dans le premier des médias modernes qu'est la presse périodique (journaux et revues). En même temps, l'État postrévolutionnaire invente et instaure la pratique spécifiquement française de la politique culturelle à des fins d'autolégitimation, d'identité nationale et d'instruction publique. L'ouvrage se focalise plus spécialement sur un certain nombre de témoins et d'acteurs centraux, tels Balzac, George Sand, Baudelaire, Vallès, Mallarmé, Courbet, qui permettent de dégager des phénomènes transversaux non dépourvus d'analogies avec la période de mutations actuelle.

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Le contrôle de la vie religieuse en Amérique

Le phénomène religieux est étroitement lié à l'expansion coloniale européenne en Amérique. Dès les débuts de la colonisation, la monarchie espagnole va non seulement tenter d'exclure les indésirables (juifs, musulmans, protestants) de ses nouvelles possessions mais aussi contrôler étroitement les pratiques des colons et des indigènes, qu'elle s'efforce de faire évangéliser rapidement. Les autorités civiles et ecclésiastiques auront pour tâche de faire respecter et contrôler l'orthodoxie religieuse en Amérique.

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Dévotions populaires

M. Tamine, Dévotions populaires (dir.), Actes du colloque réuni à la Demeure des Comptes de Champagne, 25-27 avril 2002, Reims, Centre d'études et de Recherche en Histoire Culturelle/Centre d'étude du Patrimoine Linguistique et Ethnologique de Champagne-Ardenne (Université de Reims-Chamagne-Ardenne), Éditions Dominique guéniot, 2008, 638 pages.

Près d'une quarantaine de chercheurs et conférenciers de tous horizons scientifiques, culturels et géographiques avaient répondu à l'appel. Le professeur Fernand Carton avait apporté sa caution scientifique au colloque en acceptant d'en assurer la présidence. Trente-quatre communications nous sont finalement parvenues, suffisamment pour que puisse être conservée dans les Actes l'architecture du programme, depuis les Approches méthodologiques jusqu'aux Sacralisations diverses, en passant par les Formes et fonctions des dévotions, leurs Variations géographiques, les Grandes figures féminines qui les illustrent, les Cultes rendus à des saints particuliers, sans oublier, avant l'évocation de quelques Saints guérisseurs, que les dévotions ont parfois été combattues, contestées, dévoyées. Sans doute trouvera-t-on, dans cette somme, la réponse à quelques-unes des questions posées par Fernand Carton dans son allocution d'ouverture. Pourtant, au fil de la lecture des contributions, beaucoup d'autres surgissent, inattendues, et suggèrent de nouvelles pistes de recherche. S'agissant d'un thème aussi considérable que les dévotions populaires, le propre d'un colloque n'est pas tant d'apporter des réponses définitives que de témoigner de leur évolution, de leurs transformations, et de montrer comment elles peuvent être interrogées par la communauté scientifique en ce début de XXIe siècle.

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Une histoire de Jérusalem (1850-1967)

C. Nicault, Une histoire de Jérusalem (1850-1967), Paris, CNRS Éditions, 2008, 297p.

Jérusalem : peu de villes au monde ont suscité un tel flot d’images, d’écrits, d’analyses. Ville de la paix, selon l’étymologie de son nom hébraïque. Ville trois fois sainte. Revendiquée comme capitale par deux peuples. Cœur même du conflit israélo-palestinien.
De 1516, arrivée des Ottomans, à 1967, fin de la guerre des Six Jours qui voit Jérusalem réunifiée par l’État hébreux, de la ville pluriconfessionnelle à la ville juive, l’auteur remonte dans le temps et replace les problèmes actuels dans une perspective qui permet d’en mieux comprendre la genèse.

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