Partout dans le monde, des études récentes montrent que de plus en plus d'espèces animales sont lourdement contaminées par des composés chimiques divers (PCB, Hydrocarbures, pesticides, métaux lourds...) révélant ainsi une contamination environnementale dangereuse pour les espèces animales concernées (troubles sanitaires divers) mais aussi pour l'Homme. Dans ce contexte écotoxicologique et épidémiologique, l’animal sauvage doit constituer une véritable sentinelle de la santé des écosystèmes.
La prise en compte de la faune sauvage dans les activités humaines d'aménagements est désormais incontournable s'inscrivant de fait dans la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (Rapport du Groupe de Travail « Sciences de l'Environnement ». Stratégie Nationale de Recherche et d'Innovation. 2009). Par ailleurs, délogées de leurs habitats naturels dégradés par l'Homme, ou attirées par les ressources liées aux activités humaines (nourriture, abris), certaines espèces prolifèrent au détriment d'autres et posent dans certains cas des problèmes de nuisances diverses (odeurs, bruits, dégradations) pouvant conduire à des problèmes de Santé Publique (émergence des zoonoses...) tant en milieu urbain que rural. Face à cette problématique, les instances politiques régionales (Conseils Régionaux, Services municipaux) mais aussi les organismes gestionnaires de l'Environnement comme certains grands groupes industriels, se dotent peu à peu tant à l'échelon national qu'européen, de services de gestion de la faune. Cette préoccupation environnementale vis-à-vis de la faune sauvage gagne depuis quelques années la profession vétérinaire créant ainsi une demande en matière d’enseignements dans les problématiques d’interactions entre cette faune sauvage, l’animal domestique et la santé publique.
La spécialité GEN(FASE) se démarque nettement des Masters déjà existant dans le domaine du Génie et de la Gestion des milieux naturels en s'intéressant particulièrement aux interactions entre la faune sauvage, l'environnement naturel et les activités humaines. Elle propose de former des étudiants qui travailleront en écologie urbaine, épidémiosurveillance, écotoxicologie, gestion et conservation de la faune sauvage dans un contexte de biosurveillance environnementale.
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