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Préface

Ce site donne accès à la version numérisée d’ouvrages séléctionnés parmi les collections des bibliothèques municipales et universitaires de Reims.

Les vertus thérapeutiques des eaux minérales ont été pour nos anciens une préoccupation permanente. Dans le fond, on ne peut qu’admirer leur bon sens de vouloir se servir des composants de certaines eaux qu’ils avaient étudiées auparavant chimiquement mais, bien sûr en fonction du niveau des connaissances de la chimie de ce début de dix-septième siècle.

Proposer de l’eau ferrugineuse aux terrains malingres, débiles, aux digestions tourmentées et autres chloroses anémiques relève effectivement d’un sens acéré de l’observation clinique. La source, par exeple, du Mont d’Or près de Saint-Thierry, a été l’objet dans l’ancienne Faculté de Médecine de Reims de nombreuses thèses ou d’études dont le contenu essentiel a été répertorié par le Docteur Octave Guelliot dans son ouvrage sur "Les thèses de l’ancienne Faculté de Médecine de Reims". Un illustre Doyen de cette Faculté, Nicolas Abraham de La Framboisière, Médecine ordinaire aussi du Roi, a donné en 1606 une étude sur cette fontaine du Mont d’Or dont on supposait les qualités médicales, qualités qui ont encore été remises à l’étude par la suite comme en témoigne le travail de cet autre Doyen Nicolas de Mailly. Reste qu’une mise au point précise et circonstanciée de nos eaux médicales est l’objet de son "Gouvernement requis en l’usage des eaux minérales" dédié à Louis de Lorraine, Archevêque et Duc de Reims, premier Pair de France.

Vous aurez ainsi le plaisir en feuilletant les thèses de découvrir bien d’autres sujets dont celui des qualités de la Vidula (la Vesle) et de certaines fontaines de Reims. On ne manque pas alors de louer et de remercier le Chanoine Jean Godinot qui a permis de nourrir régulièrement ces fontaines et de créer, rappelons-le, le premier centre anticancéreux au monde.

Dr Alain Ségal, Président d’honneur de la Société française d’histoire de la Médecine