Entretien avec Sébastien ALIX, partenaire du projet Interreg ELASTO-PLAST

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Sébastien ALIX, Maître de Conférences, membre du Laboratoire d’Ingénierie et Sciences des Matériaux (LISM-EA4695) de l’URCA et partenaire du projet Interreg ELASTOPLAST.

Pourriez-vous nous présenter votre projet ?

Le projet Elasto-Plast a pour but de familiariser les entreprises avec les immenses possibilités qu’offrent les élastomères thermoplastiques (TPE) pour améliorer les propriétés des produits ou pour faciliter la transformation des polymères conventionnels.

De plus, au cours du projet Elasto-Plast, de nouveaux types de TPE seront développés avec des fonctionnalités complémentaires comme les matériaux à mémoire de forme, une meilleure résistance à l’impact, la malléabilité sous pression...

L’application des TPE dans de nouvelles techniques de transformation (Impression 3D) et dans le développement de produits textiles et plastiques à forte valeur ajoutée sera examinée.

L’approche intégrée, innovatrice et transfrontalière du projet permet de transférer les connaissances acquises auprès des entreprises de la région INTERREG FWVL pour qu’elles puissent pleinement valoriser les opportunités qui en découlent.

Comment avez-vous intégré le consortium du projet ?

Une partie du consortium était déjà créée et ils recherchaient un partenaire français spécialisé dans la fabrication additive. Notre intégration dans le projet s’est faite grâce à notre réputation dans le domaine de l’impression 3D notamment due à la visibilité du LISM à travers le FabLab Smart Materials de Charleville-Mézières.

L’important dans un projet Interreg, c’est la complémentarité des différents partenaires. Chaque partenaire apporte une expertise dans son domaine dans l’objectif de développer les compétences dans les pays concernés par le programme Interreg.

Quelles sont les opportunités que vous offre un projet Interreg qu’un autre type de projet européen ne procure pas ?

Il m’est actuellement difficile de répondre à cette question. Au cours de ma jeune carrière, c’est le premier projet européen dans lequel je suis coordinateur.

Cependant, avec le programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen, la collaboration avec nos voisins belges est facilitée. Le partenariat entre deux pays, et plus particulièrement, deux régions transfrontalières très proches géographiquement est simple.

Recommanderiez-vous ce dispositif aux chercheurs de l’URCA ? Si oui, quels sont vos conseils pour un chercheur qui souhaiterait se lancer dans un projet Interreg ?

Ce dispositif est une opportunité dans le financement de projet. Pour se lancer dans un programme Interreg, il faut avoir la bonne idée pour son projet mais également trouver les bons partenaires pour mener à bien ce projet. Les différents partenaires doivent être complémentaires et appartenir aux différents pays concernés par la région Interreg et le tout dans un esprit de valoriser les deux côtés frontaliers.

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