Actualité fin de Winetwork - Vincenzo Mondello

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Présentation du projet

Intitulé : Network for the exchange and transfer of innovative knowledge between European wine-growing regions to increase the productivity and sustainability of the sector

Site du projet

Durée : 30 mois

Programme : Horizon 2020, appel ISIB-02-2014, CSA

Partenaires :

  • Institut Français de la Vigne et du Vin
  • Fundacion empresa-Universidad Gallega (ES)
  • Vinidea srl (IT)
  • Eszterhazy Karoly College (HU)
  • Institute of agriculture and tourism (HR)
  • Associaçaõ para o Desenvolvimento da Viticultura Duriense (PT)
  • Instituto Galego da Calidade Alimentaria (ES)
  • Dienstleistungzentren Ländlicher Raum (GE)
  • Societa Italiana di Viticolura ed Enologia (IT)
  • Euroquality (FR)

Vincenzo Mondello, ingénieur de recherche au sein du laboratoire RIBP (Résistance Induite et Bio-protection des Plantes), revient sur son expérience sur le projet WINETWORK.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Je suis diplômé en Italie en sciences de l’agriculture et défenses des plantes. J’ai finalisé ma thèse en gestion des maladies des plantes en 2015. J’ai également enseigné pendant 5 ans les pathologies viticoles à l’Université de Palerme en Sicile.

En 2006, j’ai participé à un projet national italien sur les maladies du bois de la vigne. Ensuite, l’Université de Palerme a participé au montage de l’Action COST FA1303 sur les maladies du bois de la vigne. Dans le cadre de cette Action COST j’ai eu la possibilité de réaliser une mobilité, « Short Term Scientific Mission » (STSM) au Portugal sur la phylogénie de champignons impliqués dans les maladies du bois de la vigne.

Par la suite, j’ai appris via le réseau COST que Florence FONTAINE, Chair de l’Action COST, recherchait une personne pour travailler sur un projet Horizon 2020, Winetwork. C’est dans ce cadre que je suis arrivé à l’URCA.

Pouvez-vous nous parler du projet Winetwork et du rôle de l’URCA ?

Le but du projet est de transférer et partager des connaissances scientifiques sur les maladies du bois de la vigne avec les professionnelles de la filière viticole, les vignerons par exemple, et de mettre en relation les résultats scientifiques avec les pratiques des acteurs de terrain. Pour ce projet, j’ai dû participer au management du groupe scientifique sur cette problématique : organiser des rencontres avec eux, etc. Il y a également eu des publications de vulgarisation et scientifique de travaux sur le contrôle des maladies, l’objectif final est de diffuser l’information. Par exemple nous avons récemment publié un article dans la revue Plant Disease sur les substances utilisées pour le contrôle des maladies du bois de la vigne au cours de ces 15 dernières années.

Tout ce travail s’est déroulé en association avec les meilleurs experts européens du domaine sur ce sujet ; des personnes que l’on a retrouvées, pour la plupart, également sur l’Action COST FA1303. Travailler avec des personnes que l’on connait déjà facilite le travail et la communication, la solidité du consortium joue beaucoup dans la réussite d’un projet : les données scientifiques sont de première importance et nous les recevons plus rapidement.

Vous avez également participé à l’Action COST coordonnée par votre laboratoire : Quelles sont selon vous les principales caractéristiques et différences entre ces deux outils ?

Il n’y a pas de différence au niveau du partage des informations entre les deux projets. Les deux projets ont été très complémentaires. De même, dans chacun il y a eu une partie dédiée aux professionnels de la filière viticole. Cependant, pour l’Action COST, il s’agissait plus de comprendre le fonctionnement des maladies et de proposer des solutions de lutte, nous étions principalement entre chercheurs, même si au final d’autres acteurs ont participé comme des producteurs de vin, des pépiniéristes et des consultants. Les échanges avec les vignerons ont toutefois été plus nombreux sur Winetwork car ces rencontres étaient l’objectif même du projet, nous avons pu aller beaucoup plus loin dans l’échange avec la profession.

En définitive, je dirais que si l’on souhaite créer un réseau d’experts, il est mieux de se lancer dans une Action COST car cela permet d’organiser des séminaires, des groupes de travail, de financer des déplacements et de connaître les autres acteurs car rien ne remplace les rencontres directes. À la fin de l’action COST, nous avons abouti à une vision commune du problème des maladies du bois de la vigne et cela est une première étape vers la construction d’un projet. En revanche si l’on est davantage sur de la diffusion d’informations alors une action de support et coordination (CSA )H2020 (deuxième étape) est tout indiquée.

Quel bilan faites-vous du projet Winetwork ?

Le bilan est positif ! D’un point de vue personnel, le fait d’être engagé dans l’animation d’un groupe très actif et spécialisé m’a beaucoup apporté au niveau professionnel. L’URVVC est un laboratoire très dynamique et j’ai pu bénéficier d’un encadrement de grande qualité. J’ai également appris de nouvelles méthodes de travail ainsi qu’un nouvel environnement de travail. Tout ce travail a été concrétisé par une publication dans une revue reconnue et lu sur ce sujet (Plant Disease), et le projet devrait faire l’objet d’une suite. Le bilan personnel en termes d’expérience professionnelle est bénéfique.