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Régine Borderie, « Bizarre », « bizarrerie » de Constant à Proust

Régine Borderie, « Bizarre », « bizarrerie » de Constant à Proust, Grenoble, ELLUG, coll. "Bibliothèque stendhalienne et romantique", 2011.

Étoile à quatre branches, le bizarre signifie l’écart, l’irrégularité, la bigarrure, mais aussi, plus tardivement, l’inexpliqué. Là gît sa spécificité au XIXe siècle, que le mot apparaisse dans le roman psychologique, les relations de voyage, le récit d’enquête, de rêve, le récit fantastique, la critique littéraire et picturale, la poésie… De là naissent les questions de fond : qu’est-ce qu’une expérience esthétique de l’inexpliqué, une esthétique de la méconnaissance ? quels sont les enjeux moraux d’une valorisation de l’incompris ? pourquoi cette valorisation ?
Il s’agit à la fois d’étudier la tresse des sens, et de mettre en valeur, comme un fil rouge, le sens spécifique du mot dans les textes, dont l’émergence a pour fond un puissant courant irrationaliste et vitaliste, ainsi que l’émancipation de la psychologie (les « bizarreries du cœur humain ») à l’égard de la religion et de la morale.

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Bizarre