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Interview interculturelles

L'interview franco-australienne
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La coopération avec l'Université Technologique de Sydney permet aux étudiants de l'URCA de faire une partie de leurs études en Australie. Jeanne a profité de cette possibilité en 2008, Danka, étudiante à l'UTS, partcipe actuellement à ce programme d'échange. Les deux étudiantes expliquent les différences culturelles et universitaires entre les deux pays et parlent des advantages d'un séjour à l'étranger.


Vous avez bien été accueillie en Australie / en France ?

Jeanne: Oui, j'ai été très bien accueillie, j'étais dans une résidence universitaire, donc j'avais des colocataires et je vivais dans un appartement avec plein d'étudiants de diverses cultures, on était très bien intégré.
Et en plus, en Australie ils organisent beaucoup de petites choses justement pour les étudiants qui habitent dans les résidences universitaires et qui permet à chacun de se connaître et d'échanger sur son pays.

Danka: Yeah, I was welcomed here pretty well, the main difference was that I went into private accomodation so I didn't have the students around me to show me around but I had the other Australian girls with me so that made it easier.
We had an international relation first here in Reims, she was really helpful, she gave us the map of the city and university, she explained us how to get around, that was useful.

Les Australiens et les Français communiquent d'une manière
différente ?

Danka: Australians maybe communicate in a different way, they are more open to meeting people.
I found that here people are very closed, not everyone, but the majority of the people that I've met they' ve sort of seemed very closed, Australians are maybe more welcoming (but not everyone of course).

Jeanne: Je suis d'accord avec elle, peut-être ça vient du fait qu'en Australie il y a énormément d' étudiants de différentes cultures, donc c'est vrai qu'ils ont vraiment tendance d'aller vers les gens. C'est vrai qu'en France les gens restent quand même ensemble et on a plus du mal à s'ouvrir vers les étudiants étrangers.

Y a-t-il des tabous ou des sujets dont on évite parler dans les
deux pays ?

Jeanne: En Australie on parle un peu plus facilement des idées politiques, enfin c'est mon avis, je trouve qu'ils sont plus ouverts et moins critiques, ce n'est pas un sujet qui les dérange beaucoup, on en parle assez régulièrement et simplement, en France je pense qu'aujourd'hui c'est un sujet pas tabou mais c'est un sujet de discorde.

Danka: I agree that there is politics you can talk about in Australia. In France I haven't actually had a conversation with anyone about politics, so I guess people don't really talk about it.

Quelles sont les différences culturelles que vous avez notées?

Jeanne: Tout est toujours ouvert en Australie pendant la semaine, Sydney est aussi une grande ville. Après pour se trouver un job c'est beaucoup plus facile en Australie qu'en France, en France c'est quasiment impossible, alors en Australie tout le monde fait à la fois ses cours et un job à part, ça c'est vrai c'est une grande différence.
Au niveau des sorties, en Australie on se voit au début de la soirée, en France c'est beaucoup plus tard.

Danka: I agree with everything Jeanne said. The main difference culturally is that students here don't really work, they don't have jobs and university and in Australia it is sort of expected that you have a job as soon as you can, there is this stereotype that you shouldn't let your parents pay for everything, so people start working very young, I think 14 years and 9 month is the legal age to work, the majority of people actually get jobs really young.
Also everthing is open in Australia, like on Sunday shops are mainly closed here, but I also find that people value family life here more than in Australia. I think on Sunday people sit down and eat together and see their families, but in Australia it's very different, because everyone has their own life, so you might be doing something else and your parents might be at work, it's very difficult to have everyone come together.
I still think that Australia is a little bit more open to meeting new people, in France I think the most people we met here have been boys, the girls had been a lot more reserved in talking to us, I don't know why.

Comment vous êtes vous préparées pour votre séjour à l'étranger?

Jeanne: Grâce aux contacts du Service des Relations Internationales, j'ai rencontré les étudiants australiens qui étaient à Reims à l'époque, donc j'ai posé toutes les petites questions que j'avais, comme par exemple, comment ouvrir un compte bancaire, téléphone portable, etc.
Après le fait d'avoir sur place déjà une chambre réservée sur le campus m'a beaucoup aidé, quand on arrive dans un pays, on ne connaît personne et on a quand même beaucoup à organiser, c'est bien d'avoir déjà un contact à l'université quand on arrive sur place.

Danka: I did a lot of research on the internet about France and the city, I also have family in Paris so that made it a little bit easier, just to know what I would expect. But I also had problems with getting my visa because of finding an appartement. None of the agencies would actually give you an appartement without being in France so I spoke to Australian students who were here last year and then I got one of their appartments.
I think the most helpful thing was to speak to the former students, they gave us a lot of points and tipps and explained what we should expect.

Y a-t-il des différences entre le système universitaire français et australien ?

Jeanne: Oui, il y a de grandes différences, en Australie on travaille beaucoup sur la communication orale, il y a énormément de présentations, d'exposés, cela nous a permis de parler devant les gens. En France ça existe aussi mais différemment, ce 
n'est pas aussi important ou ça dépend plutôt des études qu'on fait.
En plus, il y a énormément de travail à la maison, après l'expérience professionnelle compte beaucoup, en France on se base plutôt sur les diplômes universitaires.

Danka: I think in France students respect their professors more than in Australia, in Australia you don't have to go to every class if you don't want to, and even if you're there, usually you see a lot of people talking while the professor is also talking.
There is also a great emphasis on public speaking. I think that is true, but also in France I noticed that. In the classes I'm taking now, a lot of the students actually volonteer to talk and to answer questions and they even go stand up in front of the class instead of just sitting.

L'organisation des loisirs est-elle différente dans les deux pays ? Qu'est-ce que l'on fait pendant son temps libre ?

Jeanne: Je trouve qu'en France c'est vraiment bien, si on paie 25 Euro à la fac on peut bénéficier de toutes les activités. En Australie c'est beaucoup plus cher, il y a énormément d'associations sportives mais à chaque fois il faut payer.

Danka: That's the same for me as well, in France it's organised within the university, as for Austalia this is my forth year of university, the three years that I've been at university I haven't actually joined any sport organisation or any hobbies or something like that, because it is expensive. If I want to do something for myself I would do it privately, outside of university. Here it is very organised and it is a lot cheeper also, then there is a greater emphasis placed on leisure time than in Australia. In Australia it's more private, if you want to do something, you will go find the way out of university, I think.

Avez-vous pris des habitudes australiennes que vous avez conservées une fois revenue ?

Jeanne: Je ne suis pas sure d'avoir changé mes habitudes. Par contre dans ma manière de penser, de voir les choses, j'ai vraiment changé d'optique sur les systèmes scolaires, notamment en Australie l'expérience professionnelle est très très importante. Alors en France ça passe après les notes ce genre de choses, ça m'a vraiment ouvert l'esprit et aujourd'hui je trouve ça important aussi d'avoir une expérience professionnelle et pas qu'avoir un grand bagage d'études derrière soi.
J'ai tendance maintenant de comparer les systèmes et les pays, le coût de la vie notamment c'est moins cher en Australie.

Danka: Maybe for me it was more a personal question, I've been living for 21 years at home with my parents, I've been growing up more here.

Quelles sont pour vous les avantages d'un séjour d'études
à l'étranger ?

Jeanne: La langue, c'est très enrichissant. Sur un plan personnel, comme c'est vraiment loin on est obligé d'être beaucoup plus autonome qu'en France, il n'y pas papa et maman derrière.
Après dans la vie de tous les jours, on s'ouvre plus facilement aux autres, aujourd'hui je parle plus facilement aux gens qu'il y a un an et aussi sur ma façon de voir les choses pour l'avenir, sur mes études, mon futur métier.

Danka: For me the biggest advantage of being here in France is obviously to improving my French but I can't speak it properly. But I have improved since the beginning. I also think it will be a good thing when I'm looking for a job in Australia because employers like to have emplyoees to spend time on their own out of Australia, the greater experience, I guess.
I've got two housemates at the moment, it's being more of a personal advantages for me, I've growing up a lot this year.

Avez-vous un conseil à donner aux étudiants qui aimeraient partir à l'étranger ?

Danka: Probably the best advice is to talk to people who have been to that city already, especially if there are students from your university, you should probably get in touch with them, also be open minded, even if there are a lot of similarities, the cultures are pretty different, I think you need to be flexible and you need to expect everything but I think the biggest thing that you can do for yourself is probably to find out as much as possible about the country and about the city, the best way to do this is to ask the people who have already been there.

Jeanne: Je suis d'accord avec ce qu'elle a dit. Rencontrer des Australiens avant de partir, ça m'a vraiment aidée sur place, en Australie j'étais même invitée dans leurs familles, c'était bien pour partager et pour connaître la culturelle australienne.
Être ouvert. Au début quand on arrive on a tendance à rester entre Français, c'est bien quand on est toute seule mais on ne fait pas énormément de progrès dans la langue, donc il faut éviter de se grouper tout le temps entre Français mais il faut au maximum s'intégrer, c'est important aussi pour parler et pour échanger sur les cultures.